Londres attire toujours autant les Français

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L’ancien siège anglais de Michelin, à Chelsea, témoigne d’une présence française historique. Photo12/Alamy

Londres, sixième ville de France? L’affirmation est plus qu’exagérée. Mais la capitale britannique continue d’attirer massivement les Français, en quête d’avenir et d’ouverture. Et elle abrite nombre de success-stories tricolores.

Le mythe est là, régulièrement entretenu par les opportunismes des uns et des autres : des hordes de Français déferleraient chaque année sur la capitale britannique. Ils viendraient s’installer pour l’esprit d’entreprise anglo-saxon, pour fuir une taxation française trop lourde. Londres serait même, si l’on en croit Boris Johnson, son très charismatique maire, la sixième ville de France.

Sauf qu’il s’agit d’un mythe et que, comme tous les mythes, la vérité est bien plus nuancée. La communauté tricolore à Londres est certes importante, mais, dans une métropole internationale de 8,5 millions d’habitants, elle n’est qu’une parmi d’autres. Polonais, Indiens, Irlandais, Italiens sont plus nombreux que les Français, si l’on s’en tient au recensement de l’Office national des statistiques (ONS).

Le consulat français enregistre 122 000 inscrits pour l’ensemble du Royaume-Uni, mais l’inscription n’étant pas obligatoire, ce sont en fait environ 300 000 compatriotes qui seraient établis dans le pays, dont un peu plus de 60 % à Londres et dans sa grande banlieue.

Et non, ces Français ne sont pas seulement là pour échapper à la pression fiscale ­ les taux d’imposition sur les revenus sont sensiblement les mêmes, sauf pour les très hauts salaires, dirigeants de grandes entreprises qui trouvent avantage à résider de ce côté-ci de la Manche. Londres attire surtout pour sa proximité avec la France, son marché de l’emploi très flexible, son dynamisme et son ouverture.

A tel point que David Cameron, le Premier ministre britannique, a eu beau jeu, en 2012, après l’élection de François Hollande, de dérouler le tapis rouge aux entreprises et entrepreneurs tricolores.

La méritocratie plutôt que les diplômes

Nous sommes dans le très chic centre commercial de Westfield, à White City, dans l’ouest de la capitale. Dans la boutique flambant neuve de Devialet, les murs sont blancs, la musique suave. Ça et là, de beaux objets clairs et chrome, aux allures de casques de cosmonautes ou de coco de mer, vibrent au rythme des décibels. Ce sont des enceintes très haut de gamme, imaginées, conçues et vendues par la société française Devialet. Joachim Fritsch, 25 ans, est un nouveau Français de Londres.

Il s’y est installé voilà un an, en charge du développement de l’entreprise pour le Royaume-Uni. Il dirige aujourd’hui une équipe de 15 personnes, a ouvert en décembre un stand dans le grand magasin de luxe Harrods, et, en principe, posera ses beaux engins ce printemps dans les magasins Apple. « C’est un rêve entrepreneurial », explique Quentin Saunié, cofondateur de Devialet. Et ce sont ces rêves français que Londres accueille en masse.

institut-francais_5729725File à l’institut français pour le vote lors de l’élection présidentielle française de 2012. AFP

Un taux de chômage très bas ­ 6,4 % ­, une population internationale, un accent mis sur la méritocratie plutôt que sur les diplômes et une discrimination à l’embauche ­ notamment en raison des origines ­ très peu présente, sont autant de facteurs attractifs pour les Français, particulièrement les jeunes. On est loin du cliché du city boy, débarqué avec femme, enfants, et gros package, pour travailler dans la finance. Bien entendu, ces Français-là sont présents, mais pas forcément en majorité.

Les entrepreneurs et les patrons sont aussi très représentés. Benoît Buridant, cofondateur de French Founders, un club exclusif d’entrepreneurs français, né à New York en 2014, vient d’ouvrir une antenne à Londres, parce que « le besoin se faisait sentir ». Une cinquantaine de membres, fondateurs de start-up, CEO d’entreprises, sont déjà inscrits. « L’idée est de s’entraider, de gagner du temps lorsqu’on veut travailler sur un nouveau marché à l’étranger », explique Benoît Buridant.

En fait, « nos compatriotes affichent une grande diversité de situations et de profils. C’est une vraie force d’avoir une communauté française aussi importante qui contribue à l’influence de la France dans tous les domaines », explique Sylvie Bermann, ambassadeur de France au Royaume-Uni. Cette population est plutôt jeune ­ elle a entre 18 et 40 ans ­, très mobile, bien diplômée et trouve relativement facilement un emploi ­ les trois-quarts sont actifs, selon le recensement de l’ONS, réalisé en 2011. Une bonne moitié des Français établis à Londres travaillent dans l’éducation, la santé ou l’administration publique, mais aussi dans la finance ou l’immobilier. Quelque 22 % exercent une activité dans l’hôtellerie ou la restauration.

Depuis une dizaine d’année, Anne Faure, présidente de la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne (FAFGB), constate « un net rajeunissement parmi les Français de Londres » et surtout voit « de plus en plus de femmes actives, diplômées ». La FAFGB est aussi un reflet de la diversité de la communauté française. Une cinquantaine d’associations, caritatives, éducatives, professionnelles et même régionales, s’y retrouvent dans un forum d’échanges incessants. « C’est souvent le premier point d’ancrage lorsqu’on arrive », explique Anne Faure.

Même s’il n’est guère compliqué de s’intégrer à Londres pour un Français. Les organisations, sites, associations d’entraide, de conseils et autres « bons plans » sont légion. La communauté tricolore a sa télévision, sa radio « French Radio London », ses journaux ­ Le Petit Journal, L’Echo ­, des églises, des centres médicaux. « C’est bien plus facile aujourd’hui de s’installer et de s’intégrer, au risque parfois de rester dans un milieu un peu trop franco-français », note Stella Bataille.

La jeune femme est arrivée à Londres en 1989. Avec un mari anglais, son expérience n’a pas été celle de l’expatriée typique. « Surtout qu’à l’époque, il n’y avait pas grand chose pour les Français ». Elle confie aimer ce milieu londonien, international, « très ouvert, très respectueux des libertés individuelles ». En arrivant, elle a commencé à travailler comme professeur de français et s’est prise de passion pour l’enseignement aux enfants. En 1993, elle fonde le Club Petit Pierrot qui offre, par immersion complète, le samedi matin en général, des cours de français de 8 mois à 8 ans, à des petits Britanniques mais aussi à des Allemands, des Russes, des Italiens, des Libanais. L’ap prentissage du français reste prisé, « c’est encore considéré comme une langue prestigieuse et il y a un véritable intérêt pour la culture française », explique Stella.

L’école française et, en premier lieu, le Lycée français Charles de Gaulle, reste bien entendu une référence, un point de ralliement d’une partie de la communauté française. Situé dans le quar tier central de South Kensington, il partage le même pâté de maison que le consulat et l’Institut français. « Un peu plus de 6 000 élèves sont inscrits au Lycée, entre le primaire, le collège et le lycée, souligne son proviseur, Olivier Rauch, mais l’immense majorité des enfants français est scolarisée ailleurs. » Les écoles françaises restent tout de même un facteur pour le choix des logements. De moins en moins de Français habitent South Ken habitent South Kensington, où le prix de l’immobilier atteint des sommets vertigineux. « La population s’est étalée en cercles concentriques », note Olivier Rauch. Plutôt vers l’ouest et le sud, là où se trouvent des écoles primaires françaises.

Le Lycée français reste le coeur de la communauté

Co-auteur d’un très bel ouvrage paru en 2015 pour célébrer le centenaire de la fondation du Lycée français Charles de Gaulle de Londres, Olivier Rauch s’est plongé dans les archives. « Dans les années 1950 et 1960, le Lycée a attiré toute une série de classes sociales dites « intellectuelles », des peintres, des artistes, des écrivains… tous anglais. Dans une société britannique encore imprégnée de l’époque victorienne, un lycée où on parlait français, où il n’y avait pas d’uniformes, où la mixité était la règle, où les châtiments corporels étaient inexistants, c’était très séduisant », raconte-t-il.

Olivier Rauch est catégorique, l’afflux des Français n’est pas particulièrement massif ces dernières années. « C’est plutôt un flux continu, il y a eu beaucoup d’arrivées dans les années 1990, l’Europe connaissait alors une forte croissance, il y avait un regain puissant de la finance, on recherchait des talents français », explique-t-il. Les listes d’attente des dernières années pour entrer au Lycée seraient davantage liées à un manque de place et à des classes d’âge nombreuses qu’à des arrivées massives. « Alors que les Britanniques qui vont s’installer en France sont souvent des retraités, les Français qui viennent au Royaume-Uni sont généralement des trentenaires ou quadra en famille », souligne Olivier Rauch.

Depuis l’ouverture du Collège français bilingue de Londres (CFBL) en 2011, à Kentish Town, dans le nord-est de la capitale, et surtout celle du Lycée international Winston Churchill à Wembley, dans l’ouest, inauguré en septembre 2015 par le président François Hollande, l’appel d’air fonctionne et les listes d’attente sont sur le point de disparaître. Aujourd’hui, 87 % des élèves scolarisés sont français, dont 17 % de Franco-Britanniques. « Pour une partie de la société française à Londres, le Lycée reste le coeur de la communauté », explique Olivier Rauch.

Avec des résultats exceptionnels, il est aussi « de plus en plus une référence en Angleterre. De plus en plus d’universités de prestige accueillent nos bacheliers, qui choisissent, à 60 %, de poursuivre leurs études supérieures au Royaume-Uni », ajoute-t-il. Pour la rentrée 2016, pas moins de treize élèves ont ainsi reçu une offre des universités d’Oxford ou de Cambridge, du jamais vu. Et c’est bien là probablement la caractéristique la plus nouvelle des expatriés français de Londres : ils rentreront peut-être un jour en France, mais leurs enfants, eux, sont bien partis pour rester.

Par Sonia Delesalle-Stolpler L’Express Tendances

Brexit : la Grande Bretagne envisage de devenir un paradis fiscal

UK

Le ministre britannique des Finances George Osborne prévoit en effet d’abaisser l’impôt sur les sociétés en-dessous de 15%, de manière à concurrencer l’Irlande sur son propre terrain. L’Angleterre deviendrait un sérieux paradis fiscal outre-manche.

Le Financial Times explique que le chancelier de l’Echiquier veut ainsi limiter les conséquences économiques du Brexit. George Osborne, qui espère succéder au démissionnaire David Cameron comme Premier ministre, a déclaré qu’il souhaitait bâtir une « économie super compétitive » basée sur une faible imposition des entreprises et la conquête de nouveaux marchés. Autrement dit le ministre entend pratiquer le dumping fiscal et concurrencer ainsi l’Irlande sur la question de l’impôt sur les sociétés (IS).
Baisser l’IS sous les 15 % contre 28 % depuis 2010, mènerait le Royaume-Uni au niveau des paradis fiscaux européens, au premier rend duquel l’Irlande donc, qui s’est fait une spécialité de domicilier les filiales des grands groupes en Europe (Apple, Microsoft, Google…).

Pour le ministre des Transports irlandais, l’annonce d’Osborne est « une tentative évidente » pour attirer les investisseurs et les convaincre de quitter l’Irlande. « Si le chiffre descend jusqu’à 12,5% dans le Royaume-Uni, cela serait une menace pour nous et nous devrons prendre les mesures pour nous adapter en conséquence », a dit Shane Ross, un ministre indépendant.

Les Pays-Bas aussi, qui ont une place de choix dans le cœur des multinationales grâce à leur exemption d’imposition sur la propriété intellectuelle, se sente aussi menacés. Ils ont également annoncé qu’ils allaient revoir leurs taux d’imposition pour demeurer attractifs. « C’est une chose à laquelle nous pensons au regard de l’avenir », a dit un porte-parole du ministère néerlandais des Finances. « Nous souhaitons lutter contre l’évasion fiscale mais nous devons également penser à notre climat d’investissement ».
La moyenne de taux d’imposition sur les sociétés des occidentaux est supérieure à 25 % et est de 33 % en France, 30 % en Allemagne. La Grande-Bretagne envisage dans un premier temps de passer l’IS à 17% d’ici 2020 et de poursuivre la baisse sous les 15 %.

L’Organisation pour la coopération économique et le développement (OCDE), le dit : une nouvelle baisse de la fiscalité des sociétés au Royaume-Uni aboutirait « à une économie du type de celle d’un paradis fiscal ».

HUMANITE.FR !

 

Les services proposés chez Cubink

London

Nos services sont destinés aux entrepreneurs et aux PME Francophones implantés ou souhaitant s’implanter au Royaume-Uni. Quel que soit votre activité et votre chiffre d’affaires, nous sommes en mesure de vous proposer un package fonctionnel, sur-mesure, tout-en-un et clé en main afin que vous puissiez vous concentrer pleinement sur le cœur de votre activité.

Création de société

VOTRE SOCIÉTÉ LIMITED INCORPORÉE DANS LA JOURNÉE

L’équipe de Cubink est là pour vous accompagner pendant toute la phase de création de votre société : quelque soit la nature de votre activité, votre chiffre d’affaires et vos exigences, nous vous conseillons dans le choix de votre structure et nous effectuons pour vous les démarches de création. Les démarches sont extrêmement rapides en Angleterre, et une société à responsabilité limitée (une Limited company) est créée dans la journée. Nous incorporons également des structures plus complexes (Limited Liability Partnership) et pouvons vous assister dans l’enregistrement de plusieurs statuts d’indépendants.

Domiciliation de votre société

SIÈGE SOCIAL, BUREAU VIRTUEL, ET SECRÉTARIAT EXTERNALISÉ

Dès la création de votre société, nous domicilions le siège de votre structure à notre adresse et cette adresse sert à toute la communication officielle avec les autorités administratives et fiscales au Royaume-Uni. Nous sommes flexibles sur le mode de redirection du courrier ainsi que sur la possible utilisation de notre adresse comme adresse commerciale, et nous trouvons avec le client une solution sur-mesure correspondant à ses besoins. Nous pouvons également vous fournir bureaux, numéros de téléphones avec réexpédition, numéros de fax, et services de secrétariat externalisé sur demande.

Ouverture de comptes bancaires

VOTRE COMPTE PROFESSIONNEL EN ANGLETERRE OU AILLEURS

Grâce à notre réseau et à notre expérience, nous pouvons ouvrir des comptes bancaires dans de nombreux pays d’Europe. Le système bancaire au Royaume-Uni est très performant, même pour les clients qui facturent et travaillent en euros : les plus grosses banques proposent des extensions de comptes en euros très fonctionnelles. Il est préférable de se déplacer à Londres pour l’ouverture de votre compte afin de faciliter les démarches et de personnaliser la relation bancaire mais si vous rendre à Londres vous est compliqué nous pouvons également procéder à l’ouverture à distance. L’ouverture d’un compte au Royaume-Uni est obligatoire si vous souhaitez enregistrer votre société à la TVA.

Enregistrement à la TVA

VOTRE NUMÉRO DE TVA BRITANNIQUE SOUS QUELQUES SEMAINES

Toute société (que cela soit une société de personnes ou une société de capital) Britannique réalisant plus de 82,000 livres sterling de chiffre d’affaires taxable est tenue de s’enregistrer à la TVA au Royaume-Uni. Nous prenons en charge l’intégralité des démarches, qui peuvent prendre plusieurs mois. En effet, le numéro de TVA n’est pas automatique et n’est jamais un acquis : HMRC procède à des vérifications avant d’immatriculer une société et vous pouvez le perdre à tout moment en cas de retard des déclarations, ainsi il est extrêmement important d’avoir une comptabilité tenue à jour et soumise en temps et en heure.

Suivi administratif

ANNUAL RETURN, CHANGEMENT DE STATUTS, AUGMENTATION DE CAPITAL…

Une société Anglaise a des obligations administratives bien précises. Annual Return, director’s report, sont autant d’obligations dont le non respect peut entrainer la dissolution de votre société. Cubink vous garantit le strict respect de toutes ces obligations et de toutes les dates butoirs auxquelles votre société est soumise administrativement parlant. En plus de ces obligations, Cubink est là pour vous accompagner dans toutes les modifications de statuts que vous pourriez souhaiter apporter à votre structure : changement de nom, changement de siège social, changement d’actionnaire, modification d’activité…

Bookkeeping

TOUTES VOS PIÈCES COMPTABLES SAISIES NUMÉRIQUEMENT

Cubink assure toute la tenue des livres comptables dès l’incorporation de votre société. Nous archivons tout en ligne, et là encore nous fonctionnons sur mesure : chaque client a ses habitudes, que nous respectons. Nous recommandons un envoi mensuel des pièces comptables de votre société, afin que leur saisie ne retarde pas la production des déclarations à soumettre à l’administration fiscale Anglaise. Nous sommes flexibles sur le mode d’envoi et de stockage : courrier, scan, remise en main propre, nous trouvons toujours une solution en accord avec vos exigences et vos obligations. La tenue de comptabilité est effectuée à 100% à Londres, et nous ne sous-traitons rien à l’étranger.

Comptabilité

DÉCLARATIONS DE TVA ET BILAN DE FIN D’EXERCICE

Le modèle et les principes comptables Anglais, bien que souples et pleins de bon sens, demande une tenue de comptabilité rigoureuse. Ainsi, les experts comptables de Cubink vous garantissent un strict respect de toutes vos obligations comptables au Royaume-Uni. Si votre société est enregistrée à la TVA, les échéances sont trimestrielles, et à la fin de chaque période nous préparons avec vous la déclaration de TVA que nous soumettons uniquement lorsque nous avons votre validation. En fin d’exercice, nous préparons également votre bilan de fin d’année dans son intégralité (annual accounts), que nous soumettons une fois que vous estimez que le résultat est représentatif de votre activité sur l’exercice en question.

Gestion de payroll

GESTION COMPLÈTE DE VOS EMPLOYÉS EN ANGLETERRE ET À L’ÉTRANGER

Vous souhaitez employer en Angleterre ou vous salarier de votre propre société ? Cubink effectue toutes les démarches pour votre société. Nous pouvons immatriculer votre société comme employeur au système PAYE (Pay As You Earn), et ensuite gérer dans son intégralité le processus d’édition de fiche de paye et de calcul des cotisations sociales et patronales auxquelles votre société, vous ou vos employés sont soumis. Si vous résidez hors Royaume-Uni, nous pouvons également vous proposer des solutions de salariat en personnel déplacé, à étudier en fonction de votre situation personnelle et de votre pays de résidence.

Conseil fiscal

TROUVEZ LA SOLUTION LA PLUS AVANTAGEUSE

Chaque client est différent, et de multiples critères plus personnels entrent en compte dans le design du package de services le plus adapté à votre situation. L’équipe de Cubink est là pour vous conseiller dans vos choix fiscaux tout au long de notre collaboration avec vous, notamment pour trouver la meilleure articulation entre la fiscalité de votre société Anglaise et votre fiscalité personnelle, et ce quelque soit votre pays de résidence. Si besoin, nous faisons intervenir un fiscaliste plus spécialisé dans la fiscalité des personnes physiques dans votre pays de résidence, afin de trouver le meilleur montage en prenant en compte toutes les caractéristiques de votre situation.

Développement commercial

LANCEZ VOTRE PRODUIT OU VOS SERVICES AU ROYAUME-UNI

Vous souhaitez développer une activité existante au Royaume-Uni ? Vous avez un projet mais vous hésitez à vous lancer ? L’équipe de Cubink est là pour vous accompagner dans la mise en place de votre projet et votre développement commercial au Royaume-Uni. Service ultra-personnalisé, cette assistance peut prendre plusieurs formes : étude de marché, recherche de partenaires et de clients potentiels, accompagnement lors de rendez-vous d’affaires, aide à la prospection, formation et accompagnement de vos commerciaux… Chaque projet nous intéresse et de par notre implantation à Londres et la pluralité des domaines de compétences de notre équipe nous sommes le cabinet idéal pour vous assister pas à pas dans le lancement ou le développement de votre activité.

 

 

Brexit : keep calm and carry on !

Après la gueule de bois, l’analyse. Pour Mathieu Laine, on peut compter sur le pragmatisme britannique pour faire de ce mauvais coup une opportunité!

M. Laine

Vu de Londres, le réveil, avouons-le, fut sacrément douloureux en ce 24 juin 2016. La veille, nous nous étions couchés tard, mais on ne peut plus confiants. Les sondages, les marchés, et même les marchés prédictifs – pourtant réputés parmi les meilleures techniques de prédiction actuellement disponibles – étaient au beau fixe. Personne n’aura donc vu venir le Brexit. Pas même ses partisans, qui assumaient en privé leur défaite en espérant un score serré pour peser sur l’avenir de leur parti.

Passés le choc, la stupeur et la tristesse de ceux qui, sincèrement, se sont battus outre-Manche pour que la perfide Albion joue collectif, l’heure est venue de questionner le plus sereinement possible la panique ambiante.

Si l’on peut comprendre l’inquiétude de ceux dont la fortune se compte en livres sterling et de ces entreprises anglaises commerçant principalement avec l’Europe, l’insécurité inhérente à ce saut dans l’inconnu se transformant, à court terme, en effondrement relatif de la monnaie britannique, en inflation et en recul boursier ; si l’on peut légitimement interroger l’avenir de l’Europe face à une potentielle épidémie de référendums autrement plus angoissante qu’une sécession isolée ; si le populisme et la peur des migrants comme le vote de repli des anciens expliquent malheureusement le succès du « Leave » ; et si, Français heureux de vivre en famille à Londres, je sens le sourire sarcastique de certains « amis » de mon si cher pays d’origine et j’entrevois, derrière quelques mines réjouies, si ce n’est de la satisfaction, du moins l’espoir d’une opportunité pour Paris ou Berlin, j’inciterais volontiers à se garder de tout mouvement de panique.

Car tout va dépendre, en réalité, non de cette décision historique, mais de la stratégie économique adoptée par nos amis britanniques en son lendemain. Si la politique politicienne devait primer, invitant le royaume à se replier sur lui-même sous l’influence malsaine et suicidaire de Ukip, ce serait, en effet, une catastrophe.

Opportunité

Mais si, comme cela semble bien plus probable, le futur Premier ministre – Boris Johnson, qui n’a jamais caché son amour pour Margaret Thatcher, ou un autre – s’efforce, comme me l’ont soufflé des parlementaires britanniques pro-Brexit, membres influents du Parti conservateur, non de faire fuir les plus riches et les plus entreprenants, mais de les rassurer bien vite, de les choyer et d’en attirer d’autres, en jouant d’incitations fiscales et règlementaires infiniment plus séduisantes que les membres de l’Union européenne, l’ironie vengeresse de certains continentaux, où une sous-réforme plie chaque jour davantage devant les moustaches menaçantes de la CGT, pourrait se briser sur le pragmatisme « pro-business » londonien. Car libérés de certaines contraintes bureaucratiques effectivement excessives, portés par un élan authentiquement démocratique invitant Cameron à démissionner et à ne jamais plus revenir devant les électeurs (quelle leçon !), et débarrassés d’un risque d’appel en garantie des irresponsabilités criantes d’États membres aussi peu réformistes que dispendieux, les Britanniques pourraient transformer un choix infiniment attristant en opportunité.

Cela ne nous empêchera pas de regretter leur influence positive sur les futures orientations européennes, de nous inquiéter d’un mouvement potentiel en faveur d’un vaste et grand marché, ouvert à l’Amérique et à l’Asie, mais se fermant en partie à sa zone d’influence naturelle, et de nous interroger sur le maintien de la paix, premier trésor de l’Union des nations européennes.

Enterrer trop vite le Royaume-Uni au lendemain du Brexit n’a toutefois aucun sens. La Suisse, dotée de moins d’atouts, a su se développer sans être membre de l’Union européenne. Gageons que nos amis anglais sauront, après une évidente gueule de bois, entrer en résilience et transformer ce largage en modèle de croissance jusqu’à imaginer avec le reste de l’Europe un accord de libre échange ad hoc dont nous tirerons tous profit.

Mathieu Laine est président d’Altermind France et d’Altermind UK. Il codirige Hypermind, enseigne à Sciences-Po et vient de publier le Dictionnaire amoureux de la Liberté (Plon) dans lequel on retrouvera un portrait de Boris Johnson.

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Dominique IAKHLEF

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Brexit. Les 1001 questions des expats français

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Les Français expatriés outre-Manche oscillent entre l’inquiétude, la perplexité, l’agacement… et même la satisfaction. Réactions au lendemain du scrutin.

C’est une première dans l’histoire de l’UE : un Etat membre va préparer sa sortie. C’est en tout cas la volonté du peuple britannique, qui a voté en faveur du Brexit. Un résultat qui suscite de nombreuses réactions de la part des quelque 300 000 Français installés outre-Manche.

D’abord du côté des étudiants français, comme Marine Authier, 25 ans, en doctorat de littérature française à l’université du Kent et installée à Canterbury depuis cinq ans. “Même si j’entendais parler du clash des générations entre les deux camps, je ne m’attendais pas du tout à ce que le Brexit l’emporte. Les jeunes avaient tous l’impression que le ‘Remain’ allait passer. Moi-même, je n’avais pas un seul ami qui souhaitait la sortie”, explique-t-elle.

“Vais-je pouvoir terminer ma thèse ?” Partie à l’origine dans le cadre d’Erasmus, Marine Authier est restée outre-Manche, et sa thèse sur Marcel Proust est désormais financée par l’Etat britannique et par l’université du Kent :

« Le Brexit m’inquiète à plusieurs niveaux : est-ce que je vais pouvoir terminer ma thèse ? Sera-t-elle ou non reconnue en France et dans d’autres pays ? Sous quel statut et à quelles conditions (cartes de séjour, visas…) vais-je poursuivre mes études ? Comment mon diplôme sera-t-il reconnu ? Finalement, je vais peut-être essayer d’obtenir la nationalité anglaise, ça pourrait simplifier les choses !”

Sa fac est elle-même très ancrée dans l’UE. Elle remarque :

« Je suis dans une université très cosmopolite, où l’on côtoie l’Europe au quotidien. Mes amis et moi sommes choqués et dépités. L’université de Kent nous a envoyé un mail pour assurer les professeurs, les étudiants et le personnel international de son soutien. C’est un campus qui a toujours été très proeuropéen et l’université avait jusqu’à présent beaucoup valorisé cet aspect.”

“A quel coût importer de la nourriture ?”

Pour Charles Lepelletier, 36 ans, propriétaire du restaurant français Le Garrick à Londres et expatrié dans la capitale britannique depuis 15 ans, les questions fusent :

« Est-ce que les Européens, et non-Européens, qui sont une manne touristique, pourront encore voyager au Royaume-Uni facilement ? Est-ce que cela posera des soucis supplémentaires pour l’import de nourriture ? Cela sera-t-il aussi simple qu’avant d’employer du personnel français ? La valeur de la livre sur l’euro est aussi une donnée très importante pour moi, car la majorité de mes produits vient de France.”

La plupart de ses clients, souvent employés dans de grandes entreprises françaises, se disent encore peu affectés par l’annonce. Selon lui,

« Les expatriés paniqués sont ceux qui travaillent pour des entreprises de droit anglais et qui se demandent s’il va leur falloir des visas pour rester. Finalement, je ne suis pas plus inquiet que cela, car les effets ne seront pas immédiats, mais c’est tout de même un choc.”

Demain y aura-t-il moins de paperasse ?

Dominique Iakhlef, expatrié à Londres depuis sept ans, a fondé en 2009 le cabinet Cubink, dont la mission est d’aider les entrepreneurs et les PME francophones dans leur implantation au Royaume-Uni. Et sa réaction positive à l’annonce du Brexit est à contre-courant, même s’il avoue ne pas en avoir dormi de la nuit :

« Le Brexit est une nouvelle plutôt positive pour les entrepreneurs, car la Grande-Bretagne va s’alléger de la paperasserie et des contrôles européens. Aujourd’hui, les Français s’installent en Angleterre, entre autres par intérêt administratif et fiscal. Demain, les procédures seront encore plus allégées. Les banques anglaises ne seront plus contrôlées par l’UE, donc les ouvertures de comptes devraient être simplifiées.”

Dominique Iakhlef relativise cependant, car tel n’est évidemment pas le cas de tous les types d’entreprises, notamment pour celles qui ont besoin d’échanger des marchandises… “Tout sera également remis à plat sur les sujets de propriété intellectuelle, de brevets ou de fusion-acquisition par exemple”.

Autre sujet de vigilance selon lui : “Le flou artistique et juridique qui risque de durer pourrait donner des idées à des entrepreneurs malintentionnés, qui voudraient par exemple tenter de profiter de certaines incohérences sur les régimes fiscaux.”

“Faut-il que je vende mes livres sterling ?”

L’inquiétude est aussi palpable du côté des expatriés français salariés sur place et les questions concernent aussi bien la vie privée que la vie professionnelle. Pour Myriam Vander Elst, expatriée depuis vingt-quatre ans outre-Manche,

« Le Brexit, nous l’avons vu venir sans y croire. Je suis absolument catastrophée politiquement, car il peut y avoir un effet domino sur d’autres régions de la Grande-Bretagne et de l’Europe. Selon moi, c’est le jour le plus traumatique en Angleterre depuis la mort de Diana, où la Grande-Bretagne a vacillé !”

Et l’affolement des marchés financiers après l’annonce des résultats n’est pas pour la rassurer :

« Cela fait un mois que je me demande si je vends mes pounds, car j’ai beaucoup d’économies en livres sterling. Ce sont les économies d’une vie, qui sont exprimées à 50 % en euros et à 50 % en pounds. Je viens de prendre un bouillon phénoménal !”

Myriam Vander Elst s’inquiète également pour son bien immobilier, acheté très cher et qui risque de se déprécier.

Le Brexit s’est aussi invité dans les cours d’école :

« Il y a quatre jours, ma fille de 15 ans (née en Angleterre, bilingue et inscrite au lycée français de Londres) m’a dit qu’en cas de Brexit ses amis allaient déménager. Et les enfants répètent ce que disent leurs parents… Pour le moment, je vais attendre. Je ne vais pas me déraciner. Je n’ai jamais travaillé en France et j’adore la Grande-Bretagne.”

Brexit: les entrepreneurs français du digital et les VC face à la sortie de l’UE

Londres

Le moment est historique; la Grande-Bretagne a choisi d’acter sa sortie de l’Union européenne. Quelles conséquences pour les entrepreneurs français du digital qui ont un pied, voire plus, de l’autre côté de la Manche? Comment ont-ils réagi? Comment vont-ils redéfinir leur stratégie?

arnaud-dassierArnaud Dassier, Président Eclypsia, Directeur associé Allomedia, et entrepreneur français basé à Dashford:

«Le Brexit ne m’a pas surpris. Ayant une entreprise anglaise, j’ai vu la montée de colère des Anglais face au changement de leur pays imposé par l’Europe : immigration massive des pays de l’Est, la réglementation européenne excessive, l’inefficacité européenne, etc.

Je ne suis pas excessivement pessimiste sur les conséquences économiques. A court terme, cela va secouer un peu. Certains ajustements seront difficiles. L’Angleterre perdra peut-être quelques installations de sièges sociaux. Mais globalement, la suprématie des intérêts économiques et commerciaux prévaudra, la mondialisation submerge les contraintes de l’Union européenne.

L’agilité et la liberté que va récupérer l’Angleterre peut être un atout pour elle dans le contexte de la mondialisation. De son côté, l’Europe est plombée par son modèle bureaucratique, social (pour ne pas dire socialiste), et par l’euro. Et le départ de la libérale Angleterre ne va pas arranger les choses. Bref, je ne suis pas très inquiet pour l’Angleterre. Elle va garder son leadership économique, notamment dans le digital.»

 

Yassine Lahlou

Yassine Lahlou, country Manager France de Yeeply:

«Nous avons lancé l’expansion de Yeeply sur le marché britannique depuis moins d’un an et une sortie de l’UE pourrait freiner notre bonne évolution. Nous avions choisi l’Angleterre (Londres) en tant que pays tête-de-pont pour pénétrer le marché anglophone au vu de la facilité d’implémentation et attractivité économique offertes. La sortie de l’Angleterre de l’Union Européenne entrainera bien évidement une révision de notre stratégie actuelle. La forte dévaluation de la Livre Sterling prévue aura certainement des conséquences sur nos prospects/clients et donc sur Yeeply.

Nous avons des projets en cours en Angleterre et cette sortie aura des conséquences certaines sur notre activité car nous perdrons immédiatement la libre prestation de services. Toutefois, Yeeply maintiendra son activité à Londres même si le développement de ses projets actuels et futurs se fera plus difficilement. Un Brexit pourra aussi nous être bénéfique si une partie de l’activité économique venait à se replier sur la France et l’Allemagne, deux pays dans lesquels nous sommes présents et très actifs.»

omri-benayounOmri Benayoun et Romain Lavault, General Partners chez Partech Ventures, pour Citya.m: 

«Chez Partech Ventures, nous investissons dans des start-up de la Tech partout dans le monde, depuis nos bureaux à San Francisco, Paris et Berlin. Ces douze derniers mois, nous avons plus investi au Royaume-Uni que dans d’autres pays européens, et autant qu’aux Etats-Unis.

(…) Pourquoi sommes-nous si actifs au Royaume-Uni? Parce qu’au pays d’Excalibure, du Roi Arthur et des licornes, la scène Tech est remarquable. C’est là que sont

romain-lavaudlocalisées 40% des meilleures start-up européennes, avec plus de sociétés valorisées plus d’un milliard de dollars qu’en Suède, en Allemagne, et en France réunies.

(…) Le Royaume-Uni est une très bonne plateforme pour les entreprises qui souhaitent se développer à l’international, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe continentale. Le pays joue son rôle de pont culturel depuis près d’un siècle, et l’écosystème Tech en a bénéficié depuis les années 1990. Nous continuerons à investir au Royaume-Uni quoiqu’il arrive. (…)»

j-c-bonisJean-Christophe Bonis, Directeur de la stratégie et de la recherche, Oxymore Inc (Paris et Londres):

«Cataclysme, tempête, effondrement, inconnu, révolution… Depuis le milieu de la nuit et l’annonce de la victoire du Brexit, tous les qualificatifs nous sont servis par les médias et les hommes politiques à travers la planète. Bien entendu, l’événement est aussi important historiquement que la chute du mur de Berlin, il y a 27 ans, et sera le catalyseur d’une restructuration européenne de grande ampleur. Politiquement source de grandes instabilités ces prochains mois, il n’en est pas moins une tempête dans un verre d’eau pour la grande famille de l’Internet et son écosystème.

Car, au risque de choquer, cela ne va rien changer sur le fond pour les startups et nous autres entrepreneurs. Notre marché est déjà mondial et sans frontière! Les cartes vont certes être redistribuées, avec leurs lots de gagnants et perdants, mais cela est loin de m’empêcher de dormir! Qui s’est lancé dans l’aventure extraordinaire de l’entreprenariat, est rodé aux environnements instables et complexes. Cela sera au contraire source d’opportunités extraordinaires sur de nombreux marchés. A chaud, j’aurais donc tendance à vous dire comme le gendarme de Saint Tropez en ce début de période estivale: “Circulez! Il n’y a rien à voir!”»

cedric-brochierCédric Brochier, General Manager de Vivastreet:

«A titre personnel, je suis profondément attristé par les résultats de ce vote en tant que français installé à Londres depuis bientôt 9 ans. A très court terme, l’impact du Brexit pour notre business sera avant tout lié à la fluctuation des taux de changes (vu que nous opérons dans 13 pays avec 9 monnaies différentes), à moyen terme cela aura vraisemblablement un impact sur notre capacité à faire venir des talents des différents pays membre de l’U.E. (nous avons en interne plus de 18 nationalités ce qui est une vraie richesse pour notre entreprise).

D’un point de vue plus global, ce vote va créer de l’incertitude, et le doute, ce qui n’est jamais positif pour les investisseurs. A mon sens, à court terme, cela freiner les investissements dans les start-ups surtout celles qui proposent de ventes de biens et de services entre les différents pays européens et l’Angleterre, et ce, à cause des modifications de régulations et réglementations.»

Erik van Rompay, Porte parole du groupe European Disruptors de la Commission Européenne:

«Le Brexit : regardons d’abord chez nous! Pour ceux qui prônent l’innovation de rupture… le Royaume-Uni vient de nous en livrer un bel exemple. Ils ont fait un choix de rupture pour mieux innover dans leur pays.

Il est facile de dire que nos Institutions européennes doivent changer mais ce sont nos propres politiciens qui y siègent. Dans le numérique et les nouvelles technologies, il est nécessaire que nos propres élus apprennent de ce nouveau monde. Si l’on regarde rapidement les initiatives proposées cette année, il y a effectivement la volonté de créer un marché digital unique, initiatives qui ont été mal traduites par notre classe politique. L’une de ces initiatives doit par exemple permettre d’améliorer la diffusion de la culture au sein de l’Europe. Or cette diffusion doit se faire grâce à des DVD. Pourquoi nos élus ont-ils pris cette décision? certainement parce qu’ils  connaissent tous les DVD (peut-être grâce à leurs petits enfants) mais très peu connaissent les plateformes de streaming. C’est ce manque de connaissance numérique qui cause problème, et non quelques technocrates de l’Europe.

Dans le même ordre d’idée, nous avons en France l’écosystème d’innovation numérique le plus intéressant au monde, si l’on écoute le discours politique, mais on n’y voit pas suffisamment de succès commerciaux, (le discours du terrain). Il est grand temps d’aligner les environnements d’innovation, industriels et politiques pour éviter de multiples Brexits au sein de notre société.

Le Brexit nous montre que le moment est venu de refondre, de réinventer notre manière de diriger le pays avec une politique qui s’aligne au plus près des réalités du terrain. Après un Brexit, on risque un Elyséexit.»

 

denis-jacquetDenis Jacquet, Président de Parrainer la croissance:

«Le risque est grand, pour celui qui joue avec le feu, de se brûler. David Cameron vient d’en faire l’apprentissage. Le moment est peut-être venu de prévoir, à notre tour,un tapid rouge pour les entreprises anglaises! « Le malheur des uns… »

Le Royaume-Uni a toujours eu « un pied dedans et un dehors ». Il est possible que le fait de les avoir tous les deux au même endroit lui réussira, ou pas. Les Brittaniques réaliseront ainsi qui de l’albion ou de la cee était le plus perfide. Nous ne connaîtrons peut-être pas la catastrophe annoncée, en revanche le risque de contamination est fort. Organiser le même référendum dans certaines régions françaises produirait un résultat similaire.»

La rédaction frenchweb.

Impôt sur les sociétés : la France est à la traîne!

IS

– Les entreprises françaises sont plus taxées que leurs concurrentes européennes, que le compare le taux ou l’assiette de l’impôt sur les sociétés.

Longtemps, les défenseurs de l’attractivité de la France ont argué que, si l’Hexagone avait le taux d’impôt sur les sociétés (IS) le plus élevé d’Europe (33,3 %), l’assiette de cet impôt – c’est-à-dire le mode de calcul du bénéfice imposable – y était en revanche favorable aux entreprises. Et donc que l’un compensait l’autre. Une étude menée par EY Société d’Avocats, qui paraît ce mardi, montre que tel n’est pas le cas. Sans parler de l’Irlande ou du Luxembourg, la France est mal placée par rapport aux grandes économies européennes. Ainsi, l’assiette de l’IS français est aussi attractive que celle de l’Allemagne. Mais le taux allemand est plus bien plus bas (15 %)…

«Surtout, il ressort de l’analyse de l’assiette française que les autorités n’ont pas su ou voulu profiler l’IS sur un créneau», souligne Jean-Pierre Lieb, avocat associé chez EY, qui ajoute: «Les Britanniques, eux, ont choisi de privilégier le secteur financier et ont une imposition peu forte des cessions de titres et des dividendes. Ils se positionnent aussi sur la nouvelle économie avec des règles d’IS favorables pour les redevances et les actifs incorporels.» Comme le taux d’IS britannique est de 20 % et doit tomber à 17 % en 2020, la concurrence est redoutable. Il y a un seul domaine où la France se place bien, c’est l’imposition des PME, grâce à un taux d’IS réduit à 15 %.

Si jamais le projet d’une assiette commune de l’IS au niveau européen voyait le jour – la Commission pousse en ce sens mais certains États sont réticents -, la France serait un des pays qui perdraient le plus de recettes fiscales, avertissent les experts d’EY. Car avec une base commune, les écarts de taux seraient encore plus visibles. Pour éviter des délocalisations, Paris devrait alors certainement se résoudre à diminuer le sien.

 

Par Cécile Crouzel Le Figaro

 

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