Londres déroule le tapis rouge aux PME françaises

A Londres, devant le quartier de la City.

Quand Adaptative, une start-up basée à Toulouse, a commencé à avoir du succès, son fondateur, David Fairand, a eu besoin d’ouvrir une antenne située plus près des grandes liaisons aériennes. « Choisir Paris aurait été le plus naturel. Mais on a préféré aller sur Londres. Cela nous donne beaucoup plus de visibilité. »

Adaptative, petite entreprise de vingt employés, propose une solution technologique aux compagnies aériennes et ferroviaires : plutôt que de distribuer des quotidiens et magazines papier, elle donne accès à leurs clients à la même lecture sur support électronique (smartphone, tablette).

« Notre marché est mondial et j’avais besoin d’être dans une ville internationale. » M. Fairand a frappé à la porte de l’agence d’investissement de Londres London & Partners, qui lui a permis de rencontrer comptables et avocats pour créer sa structure, et lui a loué pour un an un bureau partagé à prix préférentiel.

Adaptative n’a que deux employés à Londres, et M. Fairand ne cache pas les inconvénients de la capitale britannique : prix chers, employés peu fidèles, qui ne restent pas longtemps dans l’entreprise. Mais il envisage lui-même de déménager. « Il y a une énergie étonnante et ça nous a permis de démarrer plus vite. »

« CULTURE DE LA DÉCISION »

L’histoire de Jean Dussetour est différente, mais le résultat est le même : il a développé son entreprise à Londres. Le patron d’Headoo, start-up basée à Paris qui propose des solutions de marketing sur réseaux sociaux, avait besoin de lever des fonds. « En France, quand votre chiffre d’affaires est inférieur à un million d’euros, les fonds de capital-risque vous disent de revenir plus tard. »

Cet ancien banquier est allé voir un de ses amis dans une grande institution financière de Canary Wharf, le quartier d’affaires londonien. « Il a appelé quelques-uns de ses collègues, qui sont passés me voir les uns après les autres, vingt minutes chacun. A la fin de la journée, j’avais levé 300 000 euros. » Ces banquiers ont mis leur argent à titre personnel et lui ont demandé d’ouvrir une filiale à Londres. « Il y existe une culture de la décision rapide et un environnement favorable pour réussir. »

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