So British…

Image

C’est une tradition vieille comme le Tournoi des six nations: avant un France-Angleterre de rugby, chacun y met tout son cœur, des deux côtés de la Manche, pour chambrer l’adversaire. Aussi, vus de l’Élysée, les encouragements «so British» du conservateur David Cameron au tournant social-libéral de François Hollande apparaîtront-ils sans doute comme l’une de ces perfidies dont nos meilleurs ennemis ont le secret. Il n’empêche que le premier ministre britannique sait de quoi il parle. Pour avoir osé des réformes audacieuses et ambitieuses, le voilà à la tête d’un pays en plein redressement: la croissance s’accélère, le chômage se résorbe et les déficits se réduisent.

La principale recette de Cameron pour sortir la Grande-Bretagne de l’ornière est l’exact inverse de ce qui a été fait jusqu’ici en France. À Londres, pendant que chaque ministère taillait à grande échelle dans la dépense -400 000 postes de fonctionnaires ont été supprimés – et qu’un report de l’âge de la retraite à 69 ans était décidé, toute la fiscalité pesant sur l’investissement – impôt sur les sociétés, surtaxation des hauts revenus – était revue à la baisse. Succès garanti et tapis rouge pour les capitaux étrangers! En y ajoutant l’activisme d’une Banque d’Angleterre soucieuse de soutenir l’activité, on comprend mieux pourquoi le Royaume-Uni respire.

Comparé à ce traitement de cheval, le pacte de responsabilité proposé par François Hollande apparaît comme un léger traitement homéopathique. Le dégonflement promis de la sphère publique reste très hypothétique, tandis que la baisse des prélèvements demeure un rêve lointain. Quant à la flexi­bilité du marché du travail – autre ingrédient du renouveau britannique, avec près de 500 000 emplois privés créés l’an dernier -, il n’en est même pas question.

Pour parvenir à ses fins, le même Cameron, entend-on ici, a transformé son pays en enfer social. Ce n’est pas ce que pensent les Anglais, dont les deux tiers se disent confiants dans l’avenir de leur pays, pendant que trois quarts des Français broient du noir. Deux mondes. Qui a dit qu’il n’y avait que 30 kilomètres entre Douvres et Calais?

Gaëtan de Capèle Le Figaro.

Pour créer votre société à Londres contactez-moi:
Dominique IAKHLEF
Inline image 1

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :