Trois entrepreneurs numériques expliquent leur exode à Londres

Le Royaume-Uni, un terreau fertile pour les start-up ? Avec 520 000 sociétés fondées sur place en 2013, le pays serait le champion européen de la création d’entreprises, selon le « Business Innovation and Skills department ». Participant à cette dynamique, certains entrepreneurs français choisissent de s’installer à Londres. L’Usine Digitale en a rencontré trois. Alain Falys, Fabrice Haiat et Jean-Luc Nicoue expliquent les raisons qui les ont poussés à implanter leur jeune pousse outre-manche.

Alain Falys a choisi Londres pour financer facilement sa start-up

« Trouver des financements pour lancer son business est plus facile à Londres qu’à Paris. J’effectue en ce moment (en mars 2014, ndlr) un deuxième tour de table, à 3 millions d’euros, pour financer le développement de ma plate-forme de paiement mobile et de fidélisation Yoyo. Pour l’instant, pas de nuage à l’horizon, la levée de fonds se profile bien. J’avais déjà réussi à lever plus de 900 000 euros en 2013 pour ce projet depuis l’Angleterre.

En France, j’aurais eu besoin de la même énergie pour lever un montant dix fois inférieur. Un dispositif d’incitation fiscale pousse les investisseurs à prendre plus de risques au Royaume-Uni : le système du Seed Enterprise Investment Scheme leur permet, entre autres avantages, de déduire 50% des montants investis de leurs impôts, jusqu’à une certaine limite. »

Alain Falys dirige Yoyo, une plate-forme de paiement et de fidélisation sur mobile.

 

Pour Fabrice Haiat, le Royaume Uni est synonyme d’emplois flexibles

 

« Je vivais à Londres au moment où j’ai créé ma start-up. Je n’ai donc pas pesé les pours et les contres de chacune des grandes capitales européennes avant de choisir de m’y installer : c’est rare que les entrepreneurs fassent de savants calculs pour savoir combien d’impôts ils vont devoir payer s’ils revendent leur entreprise par exemple. Mais le Royaume-Uni présente de nombreux avantages pour qui veut se lancer dans la création d’entreprise. Le plus important, c’est la flexibilité en matière d’emploi.

Elle est nettement plus grande en Grande-Bretagne que dans l’Hexagone. Quand une start-up décolle, embaucher vite est essentiel, pour assurer un bon suivi des affaires en cours et ne pas décevoir la clientèle. Mais en cas de coup dur, il faut pouvoir réduire la voilure rapidement, sans passer par une procédure administrative lourde et coûteuse. En France, c’est difficile. »

Fabrice Haiat dirige Ubiq, un système de collecte et d’analyse des données dont les magasins ont besoin pour fonctionner.

 

L’efficacité anglo-saxonne a attiré Jean-Luc Nicoue

« Le gouvernement britannique veut attirer des sociétés étrangères sur son territoire pour créer de nouveaux emplois. Du coup pour créer sa start-up en Angleterre il suffit de passer 5 minutes derière son écran d’ordinateur. Et on retrouve cette légèreté administrative dans toutes les démarches nécessaires pour développer son entreprise.

Lorsque j’étais installé à Paris, j’ai inscrit ma compagnie dans un accélérateur de start-up situé dans le Marais. J’ai dû compléter un dossier d’une quinzaine de pages. Chronofage quand on est seul à travailler dans une entreprise. Une fois la paperasse remplie, ils m’ont dit oui sans poser plus de questions, j’ai eu l’impression qu’ils en voulaient surtout à mon chèque.

A Londres, c’est tout le contraire : pour intégrer l’incubateur londonien Level 39, j’ai simplement complété une feuille A4 recto-verso. Par contre, j’ai eu une série de trois rendez-vous avec les responsables de l’incubateur. Ils étudient les profils de chaque entrepreneur dans le détail avant du dire oui ou non. Une fois qu’ils ont validé ma candidature, j’ai commencé à travailler dans la journée. »

Jean-Luc Nicoue dirige Vicking, la société qui gère le logiciel K-Pax. Il permet aux banques de comparer rapidement leurs données de façon automatique. 

Propos recueillis par Lélia de Matharel

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Dominique IAKHLEF
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