Londres déroule le « tapis rouge » aux start-up françaises!

La capitale britannique est la destination la plus prisée d’Europe pour créateurs d’entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies. Les Français sont les premiers séduits.

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Ils sont jeunes, sortent des meilleures écoles de commerce françaises et sont mordus de nouvelles technologies. Ils n’hésitent pas longtemps avant de franchir la Manche. Et Londres leur déroule le «tapis rouge». Après avoir été conquise par les traders français, il y a vingt ans, la capitale britannique s’est entichée des jeunes «geeks» français, qu’ils soient ingénieurs informatiques ou créateurs de start-up. «La réputation des Français à Londres dans la technologie est excellente», confirme Alain Falys, 48 ans, entrepreneur, et «mentor» à Level 39, un nouvel accélérateur de start-up, situé au cœur de Canary Wharf, avec vue imprenable sur la Tamise.

Aucune capitale d’Europe n’abrite aujourd’hui autant «d’incubateurs» et «d’accélérateurs» que Londres. Le maire Boris Johnson veut faire de sa ville «la Sillicon Valley» européenne. Bordant le quartier financier, la «Tech City», qui a vu naître les créateurs de Candy Crush, est aujourd’hui presque aussi célèbre que la «Old City». Installé au cœur de la ville, avec ses bâtiments rouge vif, le «campus Google» a donné un coup de jeune à la capitale britannique.

En quelques années, la ville de Londres a réussi son pari: elle est devenue la plus attractive d’Europe pour les entrepreneurs spécialisés dans les nouvelles technologies. Les jeunes créateurs de start-up françaises qui peinent à lever des fonds à Paris n’ont que la Manche à traverser pour trouver des financiers qui comprennent leur langage, les technologies mobiles et le «big data» et acceptent de prendre des risques. Le gouvernement britannique est aussi très actif, à travers «UK Trade and Investment», une agence mi-publique mi-privée de promotion des investissements étrangers au Royaume-Uni.

Malgré l’austérité budgétaire en vigueur en Grande-Bretagne, le gouvernement britannique conserve une politique fiscale très agressive pour attirer les start-up et aider leur financer: les crédits d’impôts pour business angels sont très généreux (30.000 euros de crédit d’impôt pour 100.000 euros d’investissements) et les taxes sur les plus-values à la revente d’une start-up sont limitées à 10%, contre 40% en France.

Les entrepreneurs français font partie des cibles favorites. D’après l’ambassade de Grande-Bretagne en France, le nombre d’entreprises françaises ayant créé des filiales à Londres est en hausse de 43% entre 2012 et 2013. Les start-up technologiques s’y taillent la part du lion. Ces statistiques n’incluent pas les start-up qui se lancent directement à Londres. «Il y a ici un environnement culturel très favorable, on y trouve les meilleurs développeurs, indispensable pour programmer les applications…», explique Alain Falys, qui vient de lancer une nouvelle start-up, «YoYo», qui permet de payer avec son téléphone portable.

Une aventure qui démarre dans les universités et s’annonce aussi prometteuse que sa première plate-forme de transactions électronique, revendue… 100 millions de livres.

Fort de son expérience, Alain Falys donne -gratuitement- des conseils aux jeunes arrivants, en quête de financement et du bon «business model» pour leur start-up. Lancé en 2013, «Level 39» a sélectionné 60 start-up sur 700 candidats. Ils ont un an pour se lancer dans le grand bain. Le prix est raisonnable: 300 livres par mois pour la location d’un bureau. L’espace de travail est confortable, coloré, avec bonbons et «cookies» à volonté.

«Level 39» est spécialisé dans les start-up financières. Les clients potentiels sont à deux pas: il s’agit des plus grandes banques d’investissements de la City, installées à Canary Wharf. Les investisseurs, qu’il s’agisse des fonds de capital-risque ou de «business angels», sont aussi à leurs pieds. «Quand on veut monter sa société, surtout dans les nouvelles technologies, tout est plus facile à Londres: l’état d’esprit, la fiscalité, le goût du risque, et… la flexibilité du travail», résume Alain Falys. Pour Paris, la bataille semble déjà perdue…

 

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Dominique IAKHLEF
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