Londres et sa Tech City : opération séduction pour start-up française

Tech City est le moteur d’un exode de start-up françaises pour qui Londres est devenue une véritable terre promise. Il faut dire que le gouvernement britannique n’est pas en panne de motivation pour faire venir les jeunes pousses françaises…

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Proche du futur site olympique, à 10 minutes du nord de Londres, le quartier branché et bobo de « Roundabout » bénéficie, par effet de ricochet, d’un coup de projecteur inespéré. Rebaptisé « Tech City » en novembre 2010 par le premier ministre David Cameron qui ambitionne d’en faire le premier centre d’innovation pour l’Europe, il attire de plus en plus les business angels établis traditionnellement à l’ouest de Londres.

C’est indéniable, Tech City a su se faire un nom auprès des start-up européennes et notamment françaises. Influencia a visité ce quartier Est londonien très prisé par les start-up pour y constater l’émulsion et la créativité tant répandues ces dernières années. Tech City ambitionne d’être le fer de lance de l’innovation digitale à l’échelle européenne. Pour cela, le gouvernement n’hésite pas à aller chercher les start-up innovantes qui n’existent pas en Angleterre et notamment en France.

La start-up française, une cible privilégiée

 

Cette Silicon Valley version britannique a investit dans l’Est Londonien pour en faire un terrain de création fertile pour les entreprises européennes. Il faut dire que depuis 2012 et sa campagne « Great Britain », le gouvernement britannique ne lésine pas sur les moyens pour attirer aussi bien start-up qu’investisseurs. Le pari est gagné, le pôle Tech City est passé de 15 entreprises en 2008 à plus de 700 aujourd’hui. Les entreprises françaises représentent un élément stratégique pour l’Angleterre, elles sont aujourd’hui 2000 à être implantées outre-Manche et génèrent ainsi 330 000 emplois sur le territoire.

 

Les français déjà bien implantés à Londres depuis plusieurs années représentent un public facilement captable. UKTI, UK Trade & Investment, l’interlocuteur de référence des entreprises françaises ne s’en cache pas, Frédéric Hermelin en charge du développement commercial déclare « Notre mission est de faire venir un maximum d’entreprises françaises innovantes à Londres pour les aider à se développer. Il faut dire que les français ont de l’idée. »

 

Des mesures alléchantes pour start-up innovantes

 

Et si les start-up se cherchent aujourd’hui en France, ce n’est pas un hasard. Force est de constater que Londres a un train d’avance sur Paris au niveau des mesures d’aides, de financements et d’infrastructures. Des avantages non négligeables pour les start-up françaises en peine de financement. Au delà des cadeaux fiscaux, le gouvernement britannique a mis en place un visa pour entrepreneurs et investisseurs afin de permettre aux start-up de s’implanter rapidement et facilement.

 

Sans oublier que le projet Tech City a pour ambition d’aider les jeunes entrepreneurs à nouer des liens avec la sphère de la finance et des grandes entreprises. Ces dernières n’hésitent pas à développer des initiatives pour les entrepreneurs à l’exemple du Google Campus qui offre des conférences et un lieu de rencontres pour les jeunes créateurs. Des endroits où dès que l’on franchit la porte, on se sent directement imprégné de l’émulsion créative, de l’esprit collaboratif.

 

Une initiative et une mentalité encore peu développées en France mais qui commence à émerger. En effet, Microsoft a inauguré il y a un mois son accélérateur de start-up « Spark » et Google investit dans l’incubateur « GLII » initié par la Mairie de Paris tous deux en plein cœur du quartier de Sentier à Paris.

 

Si aujourd’hui Londres représente un terrain de développement propice pour les entrepreneurs français, les initiatives françaises prennent de l’ampleur. Et comme entendu dans les travées d’une start-up intégrée à la Tech City :  » Les entrepreneurs français ne restent jamais très longtemps à Londres. Au bout de 2 ou 3 ans ils ressentent le besoin de revenir en France. ». A défaut de leur offrir pour l’instant des possibilités de développement moins  » fiscalisantes  » en France, espérons que ce retour au bercail perdure… Et croisons aussi les doigts pour que les conditions soient réunies afin de mettre sur pied une économie numérique digne de ce nom sur le territoire français…

 

Karima Benamer Rubrique réalisée en partenariat avec ETO

 

 

 

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