« Le Royaume-Uni, une destination de choix pour les entrepreneurs », par l’ambassadeur de Grande-Bretagne

 

Sir Peter Ricketts, ambassadeur de Grande-Bretagne
© C. Powell

  Sir Peter Ricketts, ambassadeur de Grande-Bretagne en France, met en avant le savoir-faire de l’industrie britannique, notamment dans l’automobile et l’ingénierie de pointe. Selon lui, les opportunités commerciales outre-Manche sont nombreuses pour les entreprises françaises notamment par ce que les entreprises y investissent une grande part de leur chiffre d’affaires dans l’innovation. Ses propos font échos à ceux du premier ministre britannique David Cameron qui avait déclaré « dérouler le tapis rouge » aux sociétés françaises lors du G20, en juin dernier.

Il y a un mythe répandu en France qui consiste à croire que le secteur industriel en Grande-Bretagne a presque disparu au cours des vingt dernières années. Beaucoup de gens sont surpris d’apprendre qu’il est en fait beaucoup plus important qu’en France. Nous le devons en grande partie à notre secteur de l’ingénierie de pointe.

Prenons le cas de l’industrie automobile, un rapport établi par le gouvernement britannique et l’Automotive Council (l’organe central de l’industrie automobile) a évalué à plus de 3 milliards de livres sterling (3,6 milliards d’euros, ndlr) les opportunités commerciales au Royaume-Uni à la disposition des sociétés d’ingénierie. Nous tenons à assurer aux investisseurs qu’ils trouveront au Royaume-Uni des opportunités intéressantes, les talents, les capacités de recherche et de développement, et le personnel adéquat qui leur permettront d’y prospérer.

Le pays des grandes premières industrielles

Le succès du Royaume-Uni dans le domaine de l’ingénierie de pointe est aussi ancien que la notion d’ingénierie elle-même. La Grande-Bretagne a peut-être été le premier pays à s’industrialiser mais notre esprit d’innovation ne s’est pas arrêté là. La liste de grandes premières jalonne tout le XIXème siècle et se poursuit au XXème. Le premier moteur à réaction est britannique tout comme le chemin de fer. La Formule 1 telle que nous la connaissons aujourd’hui, avec ses matériaux à la pointe de la technologie, a également été développée, testée et produite en Grande-Bretagne qui l’a ensuite exportée. Nombre de marques de voitures célèbres comme Bentley, Jaguar, Rolls Royce, Aston Martin, Mini, sont toutes britanniques.

Le moteur de l’innovation

Avec un chiffre d’affaires d’environ 50 milliards de livres sterling (60 milliards d’euros), le secteur automobile britannique emploie aujourd’hui plus de 700 000 personnes, et ses excellents ingénieurs ainsi que ses usines de premier ordre sont réputés dans le monde entier. Il est également devenu la référence mondiale en termes de technologies à faible émission de carbone.

L’innovation est au coeur du secteur automobile britannique, qui investit une part considérable de son chiffre d’affaires – plus de 1,5 milliards de livres sterling par an (1,8 milliard d’euros) – dans la recherche et le développement. À Sheffield, ITM Power, entre autres, a développé un électrolyseur à bas prix qui convertit l’énergie renouvelable ou l’électricité aux heures creuses en hydrogène utilisé comme carburant pour les voitures.

Malgré les rachats par des groupes étrangers, la production reste au Royaume-Uni

Au cours des 25 dernières années, la transformation du secteur dans le monde entier a amené les sociétés britanniques à évoluer en même temps. Nombre d’entre elles ont été vendues à des acquéreurs à l’étranger ; après tout, le Royaume-Uni est l’une des économies les plus ouvertes au monde. Il n’en reste pas moins que l’esprit d’invention, le génie créatif et l’ingénierie de très haut niveau qui ont produit la Jaguar E, l’Aston Martin DB5 et la Mini demeurent les fondements sur lesquels s’appuient les nouveaux propriétaires.

Aujourd’hui, l’excellence de l’ingénierie automobile britannique se retrouve dans la Jaguar moderne, appartenant à une société étrangère, certes, mais conçue et produite en Grande-Bretagne. Il en est de même pour les voitures Nissan. L’ingénierie et le design britanniques font partie intrinsèque de la Mini à la fois classique et moderne. Idem pour Land Rover.

En effet, 1,39 million de véhicules ont été fabriqués au Royaume-Uni l’année dernière. Sur cette masse 75% des voitures et 73% des véhicules utilitaires ont été vendus à l’étranger. Il y a une compétition mondiale pour les investisseurs dans le secteur des hautes technologies comme l’industrie automobile. Le gouvernement britannique fait tout ce qu’il peut pour faire du Royaume-Uni un lieu attractif pour les investissements dans le secteur de l’ingénierie.

Le financement des travaux de recherche

Il finance à hauteur de 16,5 millions de livres sterling (19,7 millions d’euros) les nouveaux travaux de recherche et de développement sur les véhicules à faible émission de carbone et il met également en place un campus national pour l’innovation automobile (NAIC), d’un coût de 92 millions de livres sterling (110 millions d’euros), à l’université de Warwick.

Le Royaume-Uni se prévaut de l’une des mains d’oeuvre les plus hautement qualifiées et productives au monde. Le gouvernement britannique veut donc tirer parti des atouts spécifiques au Royaume-Uni. Des crédits d’impôts accordés à la recherche et au développement pour soutenir les investissements dans le Royaume-Uni – un des plus bas taux d’imposition sur les sociétés parmi les pays du G7 – et la garantie que le gouvernement du Royaume-Uni a placé le commerce, l’investissement et des réglementations favorables aux entreprises sont au coeur de son programme.

Nous travaillons à faire du Royaume-Uni une destination de choix pour les entrepreneurs, dans les secteurs de l’industrie automobile et de l’ingénierie de pointe.

Sir Peter Ricketts, Ambassadeur de Grande-Bretagne en France

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Dominique Iakhlef

 

«La startup? C’est un mot magique. La vérité!..»

Dans son billet « Devenir son propre patron, entre rêve et réalité », Malik Khalfi évoque la difficulté d’entreprendre. Selon ma propre expérience, et pour avoir la chance de côtoyer des patrons au stade de démarrage de leur activité, le succès d’une startup repose pour beaucoup sur un état d’esprit. Voici quelques recommandations que j’estime fondamentales pour le néo-entrepreneur :

1. Ne commencer qu’avec une proposition unique de vente ;
2. Foncer à la recherche de clients: vendre !
3. Assurer la satisfaction de ses clients ;
4. Générer du profit.

1. Une offre unique, l’avez-vous vraiment ?

Le problème n’est pas tant de s’improviser du jour au lendemain patron – c’est presque toujours le cas – mais de bâtir son business sur une véritable proposition unique de vente (USP) qui puisse distinguer des concurrents par sa valeur. Il est plus téméraire qu’audacieux de démarrer sur une lubie, autopersuadé que ses compétences suffiront pour créer de la demande. Quant à s’inventer un différentiateur sur le tard, c’est prendre le risque qu’il soit « tiré par les cheveux »; un pari gonflé.

Et peut-on seulement croire que l’on est unique ? Encore faudrait-il s’en assurer. À défaut d’une rigoureuse étude de marché, les moteurs de recherche sont un bon point de départ. Et des outils comme Google Trends permettent de vérifier si la demande existe dans un pays.

2. La vente, la mal-aimée

J’encourage vivement celui qui se lance à prendre son bâton de pèlerin pour aller décrocher des contrats. Franchement, tout le reste peut attendre !  Mais la vente nécessite certaines aptitudes, parfois étrangères à l’entrepreneur. Tout le monde n’est pas capable de s’extirper de sa zone de confort, notamment lorsqu’on s’est trop vite installé dans un train-train quotidien. Au final, c’est sans même s’en rendre compte que le chef d’entreprise se retrouve la tête rivée sur le guidon, à bûcher à côté de l’essentiel. Et il y aura rarement quelqu’un pour le lui faire remarquer.

3. La satisfaction client, évidemment

Nul nécessaire de s’épandre sur l’importance de la satisfaction client, qui est à l’origine de la confiance indispensable pour créer de la fidélité et du bouche-à-oreille…

4. La rentabilité n’est jamais une option

À l’instar de celui qui n’avance pas recule, celui qui n’affiche pas rapidement de la croissance se rapproche dangereusement du mur. Mais se fixer pour objectif d’être break-even, c’est assurément vouloir jouer à l’équilibriste. Car en voulant simplement « rentrer dans ses frais », l’on augmente plutôt ses chances de se retrouver plus ou moins en deçà du but à atteindre. Voilà qui est d’autant plus périlleux lorsque les premiers budgets ont été estimés sur de fragiles présomptions, en suivant aveuglément un business model qui ne tient logiquement jamais debout. C’est pourquoi il est si important de viser les bénéfices sans plus attendre, de se lever le matin avec ce mindset. Combien d’« entreprerêveurs » se seront épuisés en dépensant leur argent avant de savoir comment le gagner ?

Fixer les bonnes priorités

Ensuite, l’on peut considérer des investissements secondaires comme l’environnement de travail, le logo de l’entreprise, la typographie des cartes de visite, les brochures, les mailings, les opérations de networking, etc. Cela peut paraître évident, mais ce n’est pourtant pas ce que j’observe chez nombre de jeunes patrons, dont j’ai aussi fait partie, et pour qui la vente tient souvent de la vulgarité, trop éloignée du tableau imaginé.

Si je reste fasciné par cette énergie apte à déplacer des montagnes lors de la fondation d’une entreprise, je suis aussi étonné par les priorités de ces entrepreneurs qui se montrent comme paralysés par les détails et otages de leur idéal.

Pour l’anecdote, lorsque j’ai démarré mon activité de consultant indépendant l’année passée, j’ai attendu neuf mois avant d’ouvrir ma page web et imprimer mes cartes de visite. Pour moi, le plus important était de pouvoir facturer dès les premiers jours, et surtout de gagner la confiance de mes clients. Bref, de commencer par vendre, travailler !

Le Business Model ? Oui, mais…

Le business model est un indispensable plan de démarrage, qui ne reste cependant jamais figé dans le marbre. Fruit du rêve initial qui a été couché sur le papier, on le retrouve sur sa table de nuit pour le laisser progressivement de côté, relégué par la réalité. C’est justement par sa capacité d’adaptation que le dirigeant d’entreprise apportera la viabilité à son affaire, et trouvera peut-être le chemin de la croissance. En ce qui concerne celui du bonheur, c’est encore le plus incertain de toute l’histoire: les questions de work-life balance sont les plus couramment négligées dans les priorités du nouveau patron.

La startup, très en vogue dans les années 2000. Extrait culte de « La vérité si je mens 2 », sorti en 2001.

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