La City, un «État dans l’État» au cœur de Londres

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Ce territoire est administré par la City of London Corporation, organisme discret, riche et puissant.

La City, raccourci désignant le secteur financier, n’est pas que cela. C’est aussi une organisation méconnue qui gère tout un quartier. Ce territoire de moins de 3 kilomètres carrés, correspondant à peu près au Londres médiéval, est une entité à part. Il est administré par la City of London Corporation, organisme discret, riche et puissant, présidé par le lord-maire élu par les représentants de 113 guildes médiévales.

Pour ses détracteurs, c’est un «État dans l’État» indépendant de l’autorité de la ville de Londres et du gouvernement, champion de l’évasion fiscale, qui échapperait à la justice internationale, avec sa propre police. «La City of London est une très vieille et complexe organisation mais pas secrète», se défend Roger Gifford, le nouveau lord-maire. Parmi ses nombreuses fonctions, il est, outre premier magistrat de la City, amiral du port de Londres, chancelier de l’Université de la City et administrateur de la cathédrale Saint Paul. Il préside l’assemblée des échevins qui l’ont élu. Le corps électoral, échappant lui aussi au droit commun britannique, donne la part belle aux entreprises au détriment des résidents. Et quand la reine y vient en visite, elle doit demander au lord-maire une autorisation expresse à l’avance.

À ses côtés, dans son bureau de Guildhall, le siège de la Corporation forte de 3000 employés, Mark Boleat, président du Policy and Resources Committe, nommé avant l’été pour cinq ans, est le véritable stratège de l’institution. Sillonnant le monde, il consacre 3 millions de livres par an à la promotion de la place et à la défense de ses intérêts, avec des bureaux de représentation dans plusieurs capitales.

Immobilier, ponts, forêts

Il veille aussi sur le trésor de guerre de la City, un patrimoine immobilier très rentable de 3,2 milliards de livres réparti dans plusieurs fonds, qui recouvre aussi la gestion de cinq ponts sur la Tamise – dont le célèbre Tower Bridge – de trois marchés couverts et de vastes espaces hors du territoire du «square mile» comme l’immense parc de Hampstead Heath au nord de Londres et des hectares de forêts.

Il possède aussi le centre culturel du Barbican et administre plusieurs écoles. «Nous gérons nos ressources comme un business à long terme, ce que ne peuvent pas faire des collectivités locales classiques», explique Marc Boleat. Une richesse qui lui permet d’être un généreux mécène de plusieurs organisations caritatives.

Pour compenser la déprime de la finance, la City s’active pour attirer de nouvelles entreprises, notamment des médias ou des technologies. Ses dirigeants ont aussi perçu la nécessité de transformer l’image d’un quartier d’affaires qui se vide le soir et le week-end, laissant ses quelque 7000 habitants raser les murs. Des restaurants, des commerces y ont fleuri ces dernières années, notamment un centre commercial conçu il y a deux ans par Jean Nouvel, One New Change, juste derrière Saint Paul. «La City est un quartier très sûr. Vous pouvez évidemment rencontrer un ivrogne le soir, mais il y a de grandes chances que ce soit un banquier!», plaisante Marc Boleat.

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