La City de Londres est-elle un paradis fiscal ?

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Elle est parfois décrite comme une cité-État, un îlot au cœur de la mondialisation. Et même si la City de Londres ne figure pas dans les listes de l’Union européenne ou de la France, elle est souvent considérée comme un paradis fiscal. La Tax Justice Network, un réseau d’ONG et de chercheurs, l’a ainsi intégrée en 2011 à sa liste alternative, basée sur un «indice d’opacité financière».

Dans «City : la finance en eaux troubles», diffusé la même année sur France 5, le documentariste Mathieu Verboud décrit les arcanes de ce burough autonome de Londres, dirigé par un lord-mayor. Selon lui, l’organisation de ce quartier «lui permet de peser sur toutes les velléités politiques de réguler le monde de la finance», voire de «mettre à genoux des États, comme cela a été le cas avec la Grèce récemment.»

Les dirigeants britanniques eux-mêmes jouent de l’image libérale de leur fleuron. En juin 2012, le candidat François Hollande évoque sa taxe de 75% sur les revenus supérieurs à 1 million d’euros. Le Premier ministre David Cameron saisit l’occasion pour annoncer qu’il est prêt à «dérouler le tapis rouge» aux entreprises françaises qui traverseront la Manche. Beaucoup n’ont pas attendu. Selon Alternatives Economiques, en 2009, une entreprise française sur trois qui s’implantait dans un pays «offrant des services de type paradis fiscal» le faisaient au Royaume-Uni.

Faut-il pour autant classer la City au même rang que Vanuatu, Nauru ou Marshall, qui eux, figurent sur la liste «gris foncé» de l’OCDE ? L’extrême concentration des services financiers du quartier peut s’expliquer autrement. Première place financière, la City est en effet incontournable quand on veut faire des affaires. Les entreprises y accourent.

Sur les sites de services aux entrepreneurs, d’ailleurs, on rejette le terme. Comme ici : «À deux heures de Paris, Londres n’est pas un paradis fiscal mais la porte d’entrée vers des montages onshore / offshore très intéressants.» En clair, tout est conçu pour préserver au mieux les intérêts des investisseurs, quitte à utiliser des relais battant pavillon britannique (Montserrat, Anguilla, Gibraltar). Est-ce suffisant pour définir la City comme un paradis fiscal ?

Fabien Magnenou journaliste Newsring

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