Heureux comme un Français à Londres

INFOGRAPHIES – Ils ont fait leur vie dans la capitale britannique, apprécient son dynamisme économique et sa qualité de vie. Ils témoignent.

«Londres est désormais la sixième ville de France», s’était amusé Nicolas Sarkozy à l’occasion de sa visite d’Etat en Grande-Bretagne en 2008. Avec une population estimée entre 300.000 et 400.000 personnes, la communauté française est devenue en quelques années l’une des plus importantes minorités étrangères de la capitale britannique. En dépit de la crise financière qui a ébranlé la City et durement touché l’économie du royaume, Londres semble attirer toujours autant les Français, qui sont de plus en plus nombreux à monter dans l’Eurostar pour traverser la Manche. «Nous n’avons enregistré aucune baisse du nombre d’inscrits sur nos listes pendant et après la crise», assure Edouard Braine, consul général de France à Londres, dont les bureaux sont installés à South Kensington, le quartier au cœur de la vie tricolore, avec ses cafés et librairies françaises fièrement installés autour du lycée Charles-de-Gaulle.

Malgré le départ de nombreux Français après la chute brutale de Lehman Brothers, fin 2008, les nouveaux arrivants ont plus que compensé les départs. Finalement, la crise n’a pas fondamentalement remis en cause les raisons de la formidable attractivité de la capitale anglaise: une ville qui bouge, ouverte sur le monde et dotée d’un marché du travail hyperflexible.«On a ici l’opportunité unique de pouvoir travailler avec tous les pays et toute l’Europe de la finance», apprécie Laurent Féniou, élégant banquier dans la très discrète banque d’affaires Rothschild, qui a trouvé à Londres la carrière internationale dont il avait toujours rêvé depuis son enfance à Narbonne. Pour Stephan Caron, ancien champion de natation qui a parfaitement réussi sa reconversion professionnelle dans la finance après les JO de Barcelone, s’installer à Londres fut presque une évidence: «J’ai travaillé au départ dans quelques banques à Paris, mais c’est encore loin du niveau de la City, explique-t-il. C’est aussi beaucoup plus facile de travailler ici, car les Anglo-Saxons sont beaucoup plus décomplexés par rapport à l’argent.» Il tient en revanche à infirmer l’idée fausse selon laquelle on paie moins d’impôts en Angleterre qu’en France. Avec l’absence de quotient familial et un taux d’imposition sur le revenu de 50% pour les plus riches, de nombreuses familles françaises paient des impôts plus lourds en Grande-Bretagne.

Mais si la City joue encore un rôle majeur dans l’économie britannique, l’attractivité de Londres dépasse de loin le seul domaine de la finance. «A Londres, on a toujours l’impression que quelque chose va se passer et qu’on va être surpris. On y trouve la diversité et la richesse ethniques, culturelles et intellectuelles de New York, mais tout en étant à proximité de l’Europe», apprécie Raphaëlle Khan, jeune étudiante parisienne de 24 ans, qui vient de finir son master d’affaires européennes à la London School of Economics. Crise ou non, c’est en Angleterre qu’elle a décidé de chercher son premier emploi. Elle sait que le marché du travail est beaucoup plus ouvert qu’en France et que ses études plutôt spécialisées ne devraient pas l’empêcher de trouver des postes assez variés. «Les Anglais ne sont pas très attachés aux intitulés des diplômes, ils s’intéressent beaucoup plus à l’expérience», explique-t-elle.

Un constat que confirme à 100% Clémence de Crécy, une jeune Française qui a créé avec succès sa propre entreprise de relations presse à Londres. «Après un peu moins d’un an d’expérience dans la communication en Angleterre, j’ai postulé pour des postes de chef de projet en France, raconte-t-elle. Mais on ne m’a proposé que des stages ou des postes très juniors, je suis donc restée en Grande-Bretagne, où on m’a donné ma chance.» Comme bien des Français expatriés, cette jeune entrepreneuse déplore le poids des charges salariales et les lourdeurs administratives dans son pays d’origine. «Quand j’ai voulu ouvrir une structure à Paris, en 2009, ça m’a pris trois mois, alors que pour créer mon entreprise en Angleterre, j’avais tout fait sur internet en vingt-quatre heures», témoigne-t-elle. Totalement intégrée dans la vie londonienne, elle n’envisage plus de rentrer en France comme 30% des personnes interrogées dans notre sondage.

Eric Chemla, chirurgien installé à Londres depuis 2002, est encore plus critique sur les archaïsmes et les lourdeurs du système français. «Je me suis heurté à la politique de nomination dans les hôpitaux français, ça ne marchait que par réseau, connexions et copinage», se souvient-il. Ecœuré par «les vacations payées 11000francs par mois» qu’on lui proposait dans un important hôpital public parisien, à 34 ans, avec une spécialité de chirurgien vasculaire, il a répondu à une offre d’emploi anglaise sur internet. Sélectionné en 2002 «au terme d’une procédure d’embauche très carrée, très transparente», il devient chirurgien au St George’s Hospital, un grand établissement public dans le sud-ouest de la capitale. Neuf ans plus tard, il dirige un tiers des services de l’hôpital, soit plus de 2 000 personnes. «Ils m’ont donné ma chance, et je leur serai reconnaissant à vie», déclare-t-il avec une émotion sincère. Symbole de sa volonté d’intégration, il a acheté une jolie maison dans l’un des très nombreux quartiers résidentiels de la capitale, a pris la nationalité britannique et a inscrit ses trois enfants dans le système scolaire britannique. «Jamais je ne retournerai en France pour travailler. Jamais!» affirme Eric.

«Je suis arrivé en 1991 pour apprendre l’anglais et j’avais l’intention de rester un an», explique Thierry Tomasin avec un bel accent du Sud-Ouest. Vingt ans après avoir démarré comme simple commis serveur, cet ancien joueur de rugby s’est imposé comme l’un des meilleurs sommeliers de Grande-Bretagne et est désormais le patron de son propre restaurant, l’Angélus, qu’il a ouvert en 2007 dans le quartier chic de Bayswater, au nord de Hyde Park. «Je ne pense pas que j’aurais pu faire ça en France, estime-t-il. En Grande-Bretagne, on donne à celui qui en veut et qui travaille dur la possibilité de réussir. En France, il faut attendre que quelqu’un meure ou parte à la retraite pour prendre sa place.» Avec des étincelles dans les yeux, le Gascon qui a grandi à Beaumont-de-Lomagne raconte comment son parcours l’a amené à «servir la reine Elisabeth lors d’un dîner privé» et «à faire la cave personnelle de Brad Pitt».

Et si la majorité des Français sont venus en Angleterre pour des raisons professionnelles, ils sont aussi nombreux à trouver que la qualité de vie peut y être excellente. «Au départ, je n’avais aucune envie de quitter Paris, que j’adorais, explique Charlotte du Jour, illustratrice et mère de trois enfants, qui a dû suivre son mari, J’avais une image terne et triste de Londres, qui s’est révélée complètement fausse. J’apprécie les très nombreux espaces verts, la propreté générale et le fait que les gens sont respectueux, moins agressifs qu’à Paris.» Elle avoue tout de même que l’intégration n’a pas été facile, notamment à cause de son niveau d’anglais, et qu’il lui a fallu deux ans pour apprécier son nouveau lieu de vie.

Même constat pour le rugbyman Serge Betsen, qui a quitté Biarritz en 2008 pour terminer sa brillante carrière au club londonien des Wasps. «J’avais fait le choix de venir en Angleterre à la fois pour découvrir le rugby anglo-saxon et pour apprendre la langue, que je considérais comme indispensable pour préparer mon après-rubgy, explique l’ancien troisième-ligne de l’équipe de France, âgé de 37 ans. Au quotidien, avec ma femme et mes deux enfants, ça n’a pas été évident, et cela nous a demandé beaucoup de détermination et de patience pour nous intégrer.» Attablé à la terrasse ensoleillée d’un café près de son domicile d’Ealing, dans l’ouest de Londres, Serge Betsen paraît désormais heureux, et prend plaisir a dénoncer un cliché tenace. «Tout ce que l’on m’avait dit sur le mauvais temps londonien est faux, s’amuse-t-il. Ici, il pleut beaucoup moins qu’à Biarritz!»

Clémence de Crécy

Chef d’entreprise

Après un premier passage en Angleterre en1999, dans le cadre d’études de droit, Clémence de Crécy est rentrée en France pour suivre une formation de marketing. Jeune diplômée, c’est à Londres qu’elle trouve tout de suite un vrai boulot en CDI dans une agence de communication. A seulement 27ans, elle se lance et crée sa propre entreprise de relations presse à Londres, Clémentine Communications, qui emploie désormais huit personnes à Londres et trois à Paris. Clémence est mariée avec un Anglais et mère de deux jeunes enfants.

Stephan Caron

Banquier, ancien champion de natation

Malgré son très beau palmarès en natation, avec deux médailles olympiques et un titre de champion d’Europe, Stephan Caron était en fait destiné à la finance. «Depuis que je suis gamin, j’ai toujours rêvé de travailler dans la City», explique-t-il. Il a réussi à mener sa carrière sportive tout en continuant ses études de commerce à Paris, à l’ISG, puis à l’ESCP. Après les Jeux de Barcelone en1992, il commence sa carrière financière dans une grande banque à Paris. Aujourd’hui, à 44ans, il a réalisé son rêve et dirige une équipe de 200personnes au sein d’une grande banque américaine spécialisée dans le financement d’entreprises et de projets industriels.

Raphaëlle Khan

 Jeune diplômée

Un père d’origine indienne, une mère française, Raphaëlle Khan a fait toute sa scolarité à Paris. Lors de sa troisième année à Sciences Po, elle part à New York: «J’ai beaucoup aimé être expatriée, mais New York m’oppressait et j’avais envie de rentrer en Europe», raconte-t-elle. Elle arrive à Londres à l’automne 2009 dans le cadre d’un double master d’affaires européennes entre Sciences Po et la London School of Economics. La diversité ethnique et culturelle ainsi que le dynamisme de la capitale anglaise ont séduit Raphaëlle, qui cherche son premier emploi à Londres.

Thierry Tomasin

Restaurateur, patron de l’Angélus

Originaire de Gascogne, Thierry Tomasin est arrivé à Londres en1991 à l’âge de 20ans pour apprendre l’anglais. Il commence comme simple commis serveur au Gavroche, l’un des meilleurs restaurants de la capitale anglaise, deux étoiles au Guide Michelin. Il travaille dur, et le chef Michel Roux lui confie les clés de sa cave alors qu’il n’a que 21ans. Thierry Tomasin devient un sommelier réputé, élu meilleur ouvrier de Grande-Bretagne en1996. En2007, il ouvre son propre restaurant, l’Angélus, dans un quartier proche de Notting Hill.

Charlotte du Jour

Dessinatrice, www.charlottedujour.com

Même si son vrai nom est Charlotte Renon, ses fans, à Londres comme en France, la connaissent sous le nom de Charlotte du Jour, son pseudo sur le blog homonyme qu’elle a lancé en 2008. L’idée était de réaliser un dessin humoristique par jour, sur des thèmes inspirés de son quotidien et de son groupe d’amies de l’école française de Fulham, dans le sud-ouest de Londres. Le succès aidant, avec 90 000 visiteurs l’année dernière, Charlotte du Jour dessine désormais à plein temps pour des clients en Angleterre, en France et dans le mondeentier.

Eric Chemla

Chirurgien

«Je suis arrivé à Londres le 30 août 2002», se souvient avec précision Eric Chemla. Avant de se décider à quitter la France, ce chirurgien vasculaire spécialiste de la transplantation ne se voyait proposer que des vacations payées une misère dans un grand hôpital parisien. Neuf ans après avoir traversé la Manche, le chirurgien français a pris du galon et dirige désormais un tiers des services du St George’s Hospital de Londres. Ses trois enfants vont dans une école anglaise, il a pris la nationalité britannique et n’envisage pas de rentrer en France.

Le Figaro

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De plus en plus de Français souhaiteraient vivre à Londres

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Londres est déjà considérée comme la sixième ville de France par son nombre d’habitants. Crédits photo : Kirsty Wigglesworth/ASSOCIATED PRESS
 

Les Français sont plus nombreux à rechercher en ligne des propriétés londoniennes, notamment celles de grande valeur.

David Cameron n’a pas besoin de faire du pied aux Français. Tandis que le premier ministre britannique annonce un «tapis rouge» aux entreprises hexagonales qui souhaitent échapper à la taxe à 75% promise par François Hollande, les agences immobilières londoniennes constatent, elles, un nombre grandissant de clients français désireux de s’installer dans la capitale britannique.

Avec une communauté française qui ferait d’elle la sixième ville de France par son nombre d’habitants, Londres continue en effet d’attirer de nouveaux Français. Mais depuis quelques mois, une nouvelle tendance s’installe, selon le cabinet de conseil en immobilier britannique Knight Frank: ce sont les ultra-riches qui, comme les Italiens, les Grecs, et les Espagnols songent à un exil fiscal. Et multiplient les recherches en ligne concernant des propriétés londoniennes de grande valeur depuis le début de l’année. «Nous constatons une forte augmentation de l’intérêt des investisseurs français qui cherchent à déménager rapidement avant que la nouvelle taxe sur le revenu proposée par Hollande n’entre en vigueur», affirme ainsi Liam Bailey, directeur de la recherche en immobilier résidentiel chez Knight Frank.

Depuis janvier, les recherches de propriétés londoniennes par des Français sur le site de Knight Frank ont progressé de 32%. C’est plus que les Allemands (+16%) et les Grecs (+13%) mais moins que les Italiens(+51%), les Portugais (+48%) et les Espagnols (+63%).

+30% pour les biens valant plus de 5 millions de livres

Mais les Français se distinguent par le prix des biens recherchés. Knight Frank a enregistré une augmentation de 19% des recherches en ligne de Français intéressés par des appartements dans les quartiers les plus chers de Londres. À l’inverse, les recherches pour les mêmes propriétés par d’autres Européens se sont repliées de 9%.

Les chiffres de Knight Frank montrent même que plus le prix du logement est élevé, plus les internautes français se pressent: les recherches ont ainsi progressé de 10,9% pour les appartements vendus entre 1 million et 5 millions de livres (1,2 million à 6 millions d’euros). Elles grimpent de 30% pour les biens proposés à plus de 5 millions de livres. En revanche, les appartements à moins de 1 million de livres accusent presque le même désintérêt de la part des Français que des autres Européens…

Cependant, pour l’agence immobilière londonienne Marsh & Parsons, tous les Français désireux de déménager à Londres ne sont pas des ultra-riches: «Les recherches sur notre site en provenance de France ont augmenté d’environ 20 à 25% mais nous n’avons pas encore vu d’impact sur les ventes. Il ne s’agit pas seulement de personnes à hauts revenus qui cherchent à déménager à Londres, mais aussi de jeunes gens avec des salaires plus modestes.»

Marsh & Parsons relativise également l’impact de la taxe à 75%: «L’ouverture d’écoles françaises dans des quartiers près de Kensington et Chelsea, comme à Fulham et Chiswick, signifie que de nouveaux Français vont s’intéresser à Londres. Et pas nécessairement à cause des projets de taxation des riches en France.»

 Le Figaro

Témoignages d’entreprises françaises implantées au Royaume-Uni.

Michelin

Après 107 longues années d’investissements couronnés de succès au Royaume-Uni, Michelin, le fabricant français de pneumatiques, est aujourd’hui le premier employeur de ce secteur dans le pays.

Michelin a récemment confirmé la force de ses affaires au Royaume-Uni en annonçant la mise en place d’un programme d’investissement sur six ans et d’une valeur de 50 millions de GBP, dans ses usines situées à Ballymena, Dundee et Stoke-on-Trent, pour assurer sa position de leader en matière de technologie de pointe dans le secteur de la production de pneumatiques. Par ailleurs, la société croyant fermement en l’importance d’investir dans les compétences de sa main-d’œuvre a créé un centre de formation spécialisé dans l’industrie des pneumatiques à Stoke-on-Trent et continue de recruter des apprentis en ingénierie dans chacune de ses trois usines au Royaume-Uni.

« Nous sommes particulièrement ravis de ce projet d’investissement car il montre que le groupe Michelin est fermement engagé dans l’avenir de l’industrie des pneumatiques au Royaume-Uni. En outre, cela prouve notre désir de renforcer la présence commerciale de Michelin dans le pays. Nous avons toujours bénéficié, d’une part, de la main-d’œuvre britannique qui s’est montrée dévouée, flexible et hautement qualifiée et, d’autre part, d’une coopération et d’un soutien soutenus de la part des organisations gouvernementales, tant au niveau local que national. »

Éric Le Corre, Directeur général, Michelin Royaume-Uni

http://www.michelin.com/corporate/EN/home

OPTIS

OPTIS, le spécialiste français de la simulation de la lumière et de la perception visuelle, a choisi d’établir ses activités pour le Royaume-Uni au Daresbury Science and Innovation Campus, le premier centre de recherche technologique spécialisé dans les accélérateurs, le calcul haute performance, la modélisation et la simulation, les micro et nanotechnologies, les capteurs, les détecteurs et la métrologie.

Le logiciel de simulation de la lumière pour applications CAO d’OPTIS est utilisé pour simuler le comportement et la perception humaine de la lumière et de la vision et démontrer comment celle-ci interagit avec les produits et les systèmes. La société a choisi d’investir au Royaume-Uni afin d’optimiser les opportunités de collaboration avec le « Virtual Engineering Centre », également situé sur le campus de Daresbury.

« Ce partenariat nous permet de faire la promotion de nos produits et de nos capacités grâce aux installations sur mesure de démonstration de réalité virtuelle et aux experts du Virtual Engineering Centre. Il nous permet aussi d’assister nos clients en offrant des performances supérieures en matière de simulation. Grâce à sa collaboration avec le Virtual Engineering Centre, OPTIS bénéficiera également d’opportunités pour développer ses activités au Royaume-Uni, notamment sur les marchés de l’aérospatiale et de la défense ».

Chris Grieve, Responsable du développement chez OPTIS au Royaume-Uni

http://www.optis-world.com/

Stallergenes

Stallergenes, la société biopharmaceutique française, s’est implantée officiellement au Royaume-Uni en 2010 en inaugurant un siège à Londres.

Cette entreprise spécialisée dans le traitement des allergies respiratoires sévères à l’aide d’une immunothérapie allergénique est présente sur les marchés du monde entier. Au Royaume-Uni, Stallergenes a tout d’abord vendu ses produits par l’intermédiaire d’un distributeur. Mais l’intérêt porté par la communauté médicale locale a été tel qu’elle a décidé d’ouvrir un siège officiel sur le sol britannique. À Londres, ses cinq employés se consacrent principalement à la planification et à la préparation de la future commercialisation de ses solutions d’immunothérapie, en comprimés, sur le marché du Royaume-Uni.

« Notre ouverture au marché britannique a été très simple. Nous avons été agréablement surpris par la vitesse à laquelle nous avons pu mettre sur pied l’infrastructure juridique requise pour notre nouvelle entreprise. »

Pavel Solsky, directeur des opérations internationales, Stallergenes

 http://www.stallergenes.com/nc/fr.html

Source: UK Trade & Investment

OSEZ-LONDRES 

David Cameron veut « dérouler le tapis rouge » aux entreprises françaises

Cameron critique l’impôt en France, Sapin répond par l’ironie

Le Premier ministre britannique David Cameron s’est dit prêt à « dérouler le tapis rouge » pour les entreprises fuyant l’impôt en France, ce qui a suscité l’ironie du ministre français du Travail Michel Sapin pour lequel ce tapis pourrait « prendre l’eau ». « Je ne sais pas comment on fait pour dérouler un tapis rouge au travers » de la Manche, « il risque de prendre l’eau », s’est amusé mardi M. Sapin après les propos du chef du gouvernement britannique devant une assemblée de dirigeants d’entreprise à Los Cabos (Mexique), en marge d’un sommet du G20.

Cameron visait le projet du président français François Hollande de relever l’imposition des contribuables les plus riches. « Quand la France instituera un taux de 75% pour la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu, nous déroulerons le tapis rouge, et nous accueillerons plus d’entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni », a-t-il déclaré. « Cela paiera nos services publics et nos écoles », a-t-il estimé.David Cameron avait rappelé auparavant qu’il avait au contraire abaissé l’imposition des très hauts revenus en Grande-Bretagne.

François Hollande s’est engagé durant la campagne présidentielle à porter à 75% le taux de l’imposition pour les revenus au-delà d’un million d’euros. Son équipe avait précisé que pour les contribuables concernés, cela pourrait s’accompagner de plafonds sur certains impôts directs. « Je pense que c’est un propos qui lui a échappé! », s’est exclamé M. Sapin, interrogé sur ce point par des journalistes. Ce dernier, qui venait de rencontrer l’ensemble des partenaires sociaux au niveau du G20, a assuré que patronat et syndicats étaient « tous d’accord pour dire que la question de la croissance, la question de l’emploi et la question du dialogue social sont des éléments indispensables pour remettre d’aplomb nos économies ».

« Il existe des difficultés, il existe des tensions en Europe, les rencontres comme celles-ci sont faites pour avancer, pour faire en sorte que l’on surmonte ces tensions et qu’il y ait des solutions, des propositions », a-t-il affirmé.Selon lui, beaucoup de monde se préoccupe de la situation en Europe. « Les Européens veulent pouvoir proposer des solutions, y compris à leurs autres partenaires du G20. C’est tout ceci qui est en train de se jouer ici », a-t-il expliqué. Les Européens n’ont besoin de personne pour s’entendre mais quand on entend le président de la plus grande économie du monde », Barack Obama, « dire que si l’on veut résoudre les problèmes du monde, il faut à la fois rééquilibrer nos budgets et porter la croissance, ça fait plutôt chaud au coeur du président de la République française qui dit cela depuis de nombreux mois », s’est-il également félicité. « Une économie ne peut se relever que si elle fonctionne sur ses deux jambes: le sérieux budgétaire d’un côté, et la croissance et l’emploi de l’autre », a-t-il encore dit.

Les Echos

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Le blues des entrepreneurs. Ils sont tentés par l’exil.

Avocats et banquiers sont assaillis de questions d’industriels et de grosses fortunes qui songent à quitter un pays qui, disent-ils, «ne les aime pas».

Ici, c’est un couple de médecins qui vend sa clientèle et part exercer en Suisse. Là, c’est un industriel qui cherche un point de chute dans le nord de l’Europe – a Belgique?- après avoir cédé son entreprise et «payé tous ses impôts jusqu’au dernier centime» pour ne plus rien devoir à la France. Là encore, c’est une jeune banquière d’à peine 30 ans qui part «poser son sac à Singapour» pour se chercher un avenir meilleur ou ce client d’un certain âge qui appelle son conseil pour demander ingénument «comment fait-on pour devenir suisse?». Quand ce ne sont pas des groupes qui préparent dans le plus grand secret la délocalisation à Londres ou en Asie de divisions entières.Des histoires comme celles-là, les cabinets d’avocats fiscalistes et les gestionnaires de fortune en ont à la pelle ces temps-ci. «Expatriation», «délocalisation» ou plus pudiquement «transfert de domicile»: à les entendre, ces mots reviennent en boucle dans les demandes des riches clients qui se pressent chez eux dans la plus grande discrétion depuis quelques mois. Les mots d’«exil fiscal» ne sont jamais prononcés, mais c’est bien de cela dont il s’agit. Ces professionnels décrivent tous le même scénario: celui de contribuables de plus en plus jeunes, dont les patrimoines sont souvent éloignés des grosses fortunes «bling-bling» qui défraient la chronique et se sentent déboussolés par l’instabilité fiscale et l’ambiance «antiriche» du moment. Ils sont très calmes et déterminés, disent en choeur banquiers et avocats. Rien à voir avec l’affolement qui avait suivi l’élection de François Mitterrand en mai 1981.

«Ils se sentent chassés. Ils disent: ‘Notre pays ne nous aime pas’», affirme Jérôme Barré, qui dirige le département de droit fiscal chez Franklin, un cabinet parisien. Pour cet avocat, qui conseille à ses clients de ne pas attirer l’attention en roulant en voiture de luxe, «il règne comme un air de Front populaire, on est montré du doigt dès qu’on a un peu d’argent .» «Ils veulent pouvoir vivre sans complexe», renchérit Corinne Dadi, avocate chez Stehlin & Associés. «Auparavant, les exilés fiscaux partaient la mort dans l’âme. Aujourd’hui, c’est presque sans regret tant ils ont le sentiment d’être mal vus», ajoute cette avocate.

Les plus jeunes sont convaincus que la France est fâchée avec la réussite. «Nous avons dans notre clientèle des quadragénaires prêts à monter des entreprises mais qui ne veulent pas le faire en France. Ils se disent: si ça marche, je vais être massacré par les impôts», raconte un banquier. Ceux-là aiment bien les pays anglo-saxons et s’imaginent vivre à Londres, avec femme et enfants. Ils sont aussi de plus en plus nombreux à partir pour Asie, où Singapour et Shanghaï ont la cote. «C’est une génération totalement bilingue, ouverte au monde, habituée à voyager, pour qui s’expatrier est facile», ajoute ce financier.

Mal aimés, les riches? Pas seulement. Pour Stéphane Jacquin, qui dirige le département ingénierie patrimoniale de Lazard Frères Gestion, «les détenteurs de gros patrimoines ne sont pas nécessairement hostiles à l’impôt mais il y a chez eux une grande lassitude devant l’incapacité des gouvernants -de gauche comme de droite- à réduire la dépense publique». Payer plus, d’accord, mais à condition que l’État fasse un effort de son côté: cet argument reviendrait souvent dans les justifications des futurs exilés, surtout dans la bouche des entrepreneurs. «Une entreprise surendettée réduit ses coûts, l’État devrait en faire autant», répètent-ils. D’autant que la crise de l’endettement dépasse le cas de la France. «Il y a une véritable perte de confiance dans les économies et les institutions de la zone euro», explique Sandrine Quilici, directrice de l’ingénierie patrimoniale de la banque suisse Pictet à Paris. En d’autres termes, ils refusent de payer pour les Grecs.

De l’avis général, «cet énorme sentiment de ras-le-bol» n’est pas né le 6 mai dernier avec l’élection de François Hollande, mais plutôt en mars 2011, avec la création de l’exit tax, cet impôt qui rattrape les ressortissants français partis vivre à l’étranger lorsqu’ils vendent leurs biens en France (1). Une sorte de droit de douane fiscal… Même si la fameuse taxe n’est pas encore entrée dans les faits: son décret d’application n’est sorti qu’en avril cette année et les formulaires ne sont pas encore imprimés!

L’instabilité fiscale chronique fait peur

«L’année 2011 a été marquée par une forte activité législative qui a généré une augmentation de la pression fiscale, analyse Sandrine Quilici. L’absence totale de visibilité a fait fuir bon nombre de contribuables qui étaient arrivés au bout de ce qu’ils pouvaient supporter et ce, dès octobre-novembre. La plupart d’entre eux sont partis en colère.» L’instabilité fiscale, maladie chronique de notre pays, est ce qui désarçonne le plus les gros contribuables. Quels seront les contours de l’ISF? De la taxe sur les très hauts revenus? De la taxation des plus-values de cession? Tant d’inconnues qui créent une «situation anxiogène», ajoute Sandrine Quilici. Ajoutez à cela de folles rumeurs, comme celle, l’autre jour, de contrôles inopinés dans le Thalys Bruxelles-Paris!

Combien sont-ils exactement à franchir le pas? Nul ne le sait. Il n’existe aucun chiffre officiel ou officieux de contribuables s’exilant exclusivement pour des raisons fiscales. Pendant la campagne présidentielle, l’équipe de Nicolas Sarkozyavait avancé le chiffre de mille départs par an -en dépit du bouclier fiscal…- soit près de trois par jour, sans que l’on sache ce qu’il recouvre exactement. Dans tous les cas, la plupart des avocats conseillent à leurs clients d’y réfléchir à deux fois: on ne quitte pas la France de gaieté de coeur.

La plupart des avocats et banquiers interrogés font état d’un net surcroît d’activité et, notamment, d’intenses sollicitations. «Nos clients sont dans les starting-blocks: ils nous posent beaucoup de questions, ils ont envie de partir mais ils ont du mal à sauter le pas», raconte Jérôme Barré, du cabinet Franklin. Sa consoeur Corinne Dadi (Stehlin & Associés) traite «trois fois plus de dossiers qu’à la même époque de l’an dernier», soit une dizaine de projets d’expatriations pour le seul premier trimestre de cette année. Mais les départs ne sont pas forcément aussi nombreux. «Ceux qui sont encore là n’ont pas vraiment envie de partir, sinon ils l’auraient déjà fait», plaisante Me Barré.

Le buzz qui court tout Paris selon lequel on assisterait à des «départs en masse depuis l’élection présidentielle» paraît en tout cas exagéré aux yeux des professionnels. On murmure que telle grande fortune industrielle ou tel patron du CAC 40 aurait déjà pris ses quartiers à Londres, mais leurs entourages sont prompts à démentir. Seul Marc Simoncini, le médiatique fondateur du site de rencontres Meetic, a dit haut et fort qu’il serait «obligé de partir si on ne prévoit pas un statut pour les investisseurs particuliers». Après la vente de Meetic, Simoncini a créé un fonds, Jaïna Capital, qui a investi dans une kyrielle de start-up. Des sommes qui ne lui rapportent pas un sou pendant plusieurs années mais sur lesquelles il est taxé à l’ISF «alors que, si je couvrais ma maison de tableaux, je ne paierais rien», s’est-il étonné sur BFM-TV il y a peu.

La tentation de déménager les sièges sociaux

Sans doute, ces états d’âme de patrons paraissent-ils dérisoires aux yeux de la grande majorité des Français qui peinent à joindre les deux bouts et craignent chaque jour de perdre leur emploi. Mais le pays souffrirait de voir ainsi partir ce que Michel Taly appelle «ses forces vives» alors que les difficultés économiques s’accumulent. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a mis en garde le gouvernement contre le caractère «contre-productif» de la super-taxe à 75%«à un moment où on cherche la croissance», citant notamment le secteur du luxe. N’est-ce pas LVMH qui a sauvé les ouvrières de Lejaby des affres du chômage?

Plus grave encore serait la délocalisation de sièges sociaux ou, moins visible, le départ de France de divisions entières de groupes industriels au prétexte de se rapprocher de leurs marchés. Les déclarations du patron de Technip, entreprise française leader mondial de l’ingénierie pétrolière, laissant entendre que le siège de l’entreprise «ne sera peut-être pas toujours basé à Paris» (2), ont fait l’effet d’une bombe. L’Oréal a démenti vouloir transférer son siège, tout comme Total. Mais le patron du groupe pétrolier, Christophe de Margerie, a prévenu (3): «Il ne faudrait pas que des taux d’imposition excessifs compromettent l’avenir de l’entreprise et, par voie de conséquence, fragilisent la vie économique de son pays d’origine.» À bon entendeur…

(1) L’exit tax s’applique aux patrimoines de plus de 1,3 million d’euros. Cet impôt est calculé sur la plus-value «potentielle» lorsque le contribuable quitte le territoire mais n’est effectivement payé que lorsque le bien est cédé. Aujourd’hui, un contribuable français vivant à l’étranger ne paye pas d’impôts sur les plus-values lorsqu’il cède ses biens en France.

(2) Entretien aux Echos.

(3) Le Monde


CAROLINE ESSERT  Le Figaro
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S’implanter au Royaume-Uni : une démarche simple et rapide

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Le Royaume-Uni est plébiscité par les entrepreneurs français pour créer leur entreprise outre-Manche, considéré comme terre d’accueil des entreprises par excellence. Rappelons que cette destination a toujours été attractive pour les entreprises du monde entier.

Le statut de la Limited, en accord avec la législation européenne, définit des critères semblables à ceux de la SARL en droit français. La différence s’applique dans la fiscalité, beaucoup plus avantageuse sur le territoire anglais.

Il est possible de créer son entreprise sous le statut de la Limited dont la particularité est d’investir une livre, soit 1.50 euro, correspondant au minimum demandé pour la constitution du dossier établi en 24 heures.

Quelques bénéfices parmi lesquels :

  • Des formalités administratives simplifiées 

  • Des allègements fiscaux considérables

  • 13 jours suffisent pour créer son entreprise

  • Un taux de l’impôt sur les sociétés qui arrivera à terme à 23 % en 2014 ce qui représente

  • un des taux les plus bas des pays du G7

Compte tenu que la création d’entreprise ne requiert pas de capital minimum au Royaume-Uni, il est facile de se laisser tenter par les avantages venus d’outre-Manche eu égard au contexte favorable.

Ce sont probablement pour l’ensemble de ces raisons que le Premier Ministre David Cameron, a récemment déclaré« aujourd’hui, au Royaume-Uni, une nouvelle entreprise naît toutes les 100 secondes. »

Et vous : qu’attendez-vous pour implanter votre entreprise au Royaume-Uni ?

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Les Britanniques testent l’austérité «pro-business»

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Le chancelier de l’Échiquier, George Osborne, mercredi matin devant son bureau du 11 Downing Street. Il présente la mallette rouge contenant son projet de budget.Crédits photo : TOBY MELVILLE/REUTERS

L’impôt sur les hauts revenus passe de 50% à 45%. L’impôt sur les sociétés baisse à 24%.Le manque à gagner est compensé par la diminution des prestations sociales.

 Le «bu­dget day» n’est pas une mince affaire au Royaume-Uni. Après être sorti mercredi matin de son bureau du 11 Downing Street avec à la main la mallette rouge contenant son projet de budget, le chancelier de l’Échiquier, George Osborne, était suivi par un hélicoptère de la chaîne d’info Sky News sur son parcours jusqu’au siège du Parlement à Westminster, à deux pas de là. Devant les députés, il a présenté ses propositions «pro-business sans aucune honte» pour l’année fiscale qui démarre en avril.

La très contestée réduction du taux supérieur d’impôt sur le revenu de 50 à 45% est confirmée, ainsi qu’une diminution de l’impôt sur les sociétés de 26% à 24% dès le mois prochain, et à 22% d’ici à 2014.

Difficile du coup de continuer à assurer que l’austérité concerne tout le monde, comme l’a souligné le leader travailliste de l’opposition Ed Miliband. Le gouvernement rétorque qu’il compense ces allégements par une augmentation des taxes sur l’immobilier ou une chasse à l’évasion fiscale. Mais l’une des principales économies porte sur la réduction des prestations sociales, notamment des allocations familiales, votée le mois dernier.

Malgré cette redistribution fiscale, le ministre de l’Économie ne démord pas de sa priorité d’assainir les finances publiques. L’objectif de supprimer le déficit budgétaire en cinq ans reste d’actualité. Mais crise de l’euro oblige, il a été décalé de deux ans, à 2017. Le déficit sera encore de 143 milliards d’euros cette année. Ce n’est qu’à partir de 2015 que la dette pourra, théoriquement, diminuer.

Reprise espérée des investissements

«Il existe une énorme incertitude sur cet objectif d’équilibre budgétaire, que nous estimons à 60% de chances de réussite», note Robert Chote, président de l’Office de responsabilité budgétaire (OBR), organisme indépendant créé par le gouvernement.

La difficile marche vers ce but semble aidée par une très légère amélioration de la situation de l’économie britannique. L’OBR a revu sa prévision de croissance pour cette année à 0,8% au lieu de 0,7% précédemment, grâce à une meilleure activité constatée au premier trimestre, ce qui devrait permettre d’écarter la perspective d’une récession après le recul du PIB au dernier trimestre 2011.

Pour autant, ce frémissement ne fait pas le printemps. La consommation anémique devrait continuer à peser sur la reprise jusqu’en 2014 et les économistes comptent sur une hausse de 40% des investissements des entreprises dans les cinq ans pour stimuler croissance.

Le chômage devrait continuer à augmenter jusqu’à un pic de 8,7% à la fin de cette année, pour diminuer ensuite.

La suppression de 730.000 postes dans la fonction publique entre 2011 et 2017 devrait être compensée par la création de plus d’un million d’emplois dans le privé. C’est le pari que fait le gouvernement en créant un environnement favorable aux entreprises.

Par Florentin Collomp Le Figaro
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