Grande-Bretagne : les milliardaires sont plus nombreux

ImageLe patrimoine des plus riches Britanniques a atteint de nouveaux records en 2011 malgré la tendance à la récession du pays.

Au regard de la Liste annuelle de la Richesse publiée par le Sunday Timesla récession britannique ne semble pas toucher les plus grandes fortunes. Le total combiné des 1.000 personnes les plus riches de Grande-Bretagne a, en effet, progressé de 4,7% à 414,26 milliards de livres (674 milliards de dollars, 508 milliards d’euros) malgré un taux de chômage élevé et de sévères coupes budgétaires gouvernementales. Le record précédent de 412,85 milliards de livres en 2008 a donc été battu. En 2011, le pays comptait 77 milliardaires, soit deux de plus que lors du précédent record en la matière, en 2008.

Le magnat indien de l’acier Lakshmi Mittal figure pour la 8e année d’affilée en tête du classement, bien que sa fortune ait baissé en valeur de  27% à 12,7 milliards de livres, en raison de la baisse du prix des actions d’ArcelorMittal. Juste derrière lui arrive le magnat ouzbek des métaux et des mines  Alicher Ousmanov, qui détient environ 30% de la société propriétaire du club de football Arsenal. Le propriétaire du Chelsea FC, le Russe Roman Abramovitch, est 3e sur la liste avec 9,5 milliards de livres. Le plus riche milliardaire d’origine britannique est le Duc de Westminster, propriétaire d’un empire immobilier au centre de Londres, qui a cependant glissé de la 3e à la 7e place avec une fortune estimée à 7,35 milliards de livres.

Le classement du Sunday Times, qui comprend des personnes habitant en Grande-Bretagne ou ayant implanté dans ce pays la plupart de leurs activités, se fonde sur des éléments identifiables de richesse tels que des terrains, des propriétés ou des participations dans des sociétés quotées mais il exclut les comptes bancaires.

LES ECHOS (SOURCE : AFP)

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« Le futur président se heurtera au choc des réalités »

ImageALAIN MADELIN ANCIEN MINISTRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES, CANDIDAT À LA PRÉSIDENTIELLE DE 2002

L’ancien ministre de l’Economie juge que la campagne n’a pas traité les questions de fond et que la stratégie « clivante » de Nicolas Sarkozy n’était sans doute pas la bonne

L’ancien ministre de l’Economie juge que la campagne n’a pas traité les questions de fond et que la stratégie « clivante » de Nicolas Sarkozy n’était sans doute pas la bonne.

Comment analysez-vous les résultats de ce premier tour ?

La France n’échappe pas à la règle qui veut que tous les gouvernants qui se représentent soient désavoués dans les urnes. Mais il faudra s’interroger sur la stratégie de clivage, d’exaltation d’un protectionnisme français et de rejet de l’Europe libérale adoptée par le président sortant. Quant au score de Marine Le Pen, il montre qu’à trop légitimer le protectionnisme, on court le risque de trouver plus protectionniste que soi.

Quel regard portez-vous sur la campagne électorale ?

Il existe un décalage énorme entre l’offre politique indigente présentée par tous les candidats et les enjeux de cette élection. La presse étrangère ne s’est pas privée de pointer la campagne la plus frivole des pays occidentaux. Les questions de fond n’ont pas été traitées. Pis, les politiques proposées, notamment en matière de fiscalité, auraient tôt fait de casser tout éventuel retour de la croissance. Si les candidats devaient appliquer leur programme, quel que soit l’élu, la France serait la championne du monde des impôts et des taxes.

Qui a le mieux porté, selon vous, les idées libérales ?

Aucun candidat n’a porté les idées de libre-échange et d’économie de marché dans la campagne. On recommande à la Grèce, l’Espagne ou l’Italie, pour sortir de leurs difficultés, de s’ouvrir et de privatiser. Mais en France, plus personne ne parle de privatisations ou d’épargne retraite… Toute remise en cause du rôle de l’Etat apparaît comme une attaque contre notre identité culturelle. Toute l’offre politique vise au retour d’un Etat protecteur et producteur. Selon un sondage récent effectué dans 25 pays, à peine un tiers de Français sont attachés au libre-échange, contre 70 % dans des pays comme la Chine ou le Brésil. Résultat, nos hommes politiques s’adressent d’abord à ce pôle dominant de l’électorat.

Verra-t-on reparaître ces questions de fond à l’occasion de la campagne du second tour ?

Il est souhaitable que les débats du second tour en finissent avec les boucs émissaires trop faciles -la finance, les riches, les exilés fiscaux, les immigrés… -pour nous ramener à la question clef de la croissance. L’austérité ne suffira pas. Nous avons besoin de croissance. Cela passe inévitablement par une baisse de la dépense publique, un recentrage de l’Etat sur ses vraies fonctions et la libéralisation de l’économie, au moyen d’un renforcement de la concurrence et d’une fiscalité favorable à la croissance. Quel qu’il soit, le futur président se heurtera au choc des réalités.

Propos recueillis par Jean-Claude Lewandowski Les Echos
 

«Les échecs, pff… il y a des solutions à tout»

ImagePascal Meyer, patron de qoqa.ch, se raconte à Bilan

Par Patrick Delarive, homme d’affaires et chroniqueur, le 11 avril 2012

On écrit ça comment? Koka, Coca, KKA, Caca… Non, c’est QoQa. C’est bizarre comme l’esthétique du mot est décalée avec sa force! Pascal Meyer a osé. Il a osé prendre la phonétique de la marque la plus connue de la planète et rien ni personne n’a réussi à s’y opposer. Il est comme ça, ce Taureau de 32 ans. Il a une – que dis-je – des milliers d’idées à la minute; même moi je n’arrive pas à suivre! Le plus fort, c’est qu’il les réalise instantanément. C’est vrai qu’il a une machine de guerre pour le faire. QoQa est en fait plus qu’un outil, plus qu’une société, plus qu’un job, il a monté son Disneyland à lui.
Tout débute il y a quelques années. Pascal Meyer a 25 ans. Il est le plus jeune cadre dans une boîte informatique qu’il a intégrée après sa matu. C’est lors d’un voyage aux Etats-Unis qu’il découvre le concept des ventes flash sur internet. Sans complexe, il approche avec son enthousiasme inné la société en question qui ne sait pas où se trouve la Suisse et qui ne manifeste aucun intérêt. Durant le vol de retour, il ne ferme pas l’œil. Il a décidé de se lancer. A peine arrivé, il en parle à deux personnes. Son patron et un ancien prof. Du premier, il obtient non seulement le OK pour travailler sur son projet durant ses pauses, mais en plus il lui propose de faire sa compta! Avec son prof, il fait le pari qu’il va créer un buzz avec sa société sans pub, juste avec le nom. Il va gagner.

Un chiffre d’affaires multiplié par 45

Pour ceux qui ne connaissent pas qoqa.ch, il s’agit d’un site qui met tous les jours en vente un produit unique, à un prix défiant toute concurrence. Lampe de poche à 10 francs, Porsche à moitié prix, gril de table ou encore des diamants pour la Saint-Valentin. Il vend tout, Meyer, à sa communauté de 150 000 membres qui sont des «addicted» aux offres qu’ils reçoivent toutes les nuits. Pendant que ses amis achètent, lui scrute sur son iPhone l’évolution des ventes. En six ans, son chiffre d’affaires est passé de 400 000 à 18 millions de francs. Multiplié par 45… qui dit mieux? Dans les bureaux en champ de bataille où il me reçoit, ça grouille. Une vingtaine de personnes dans la trentaine semblent jouer. Je comprends aussitôt que leur première valeur est le plaisir. Le plaisir de trouver LE hit du jour, puis de tout emballer et expédier. J’aborde le sujet de l’échec, de l’épreuve. Comme tous les artistes, Meyer est un homme sensible. Il est généreux et positif. Je me demande s’il a eu le temps de vivre quelque chose de particulier. Il me parle de sa difficulté de rentrer en Suisse alémanique et en France.

La spirale du destin

Mais rapidement, c’est sur la Vie que nous nous arrêtons. Pascal sort de cinq années noires durant lesquelles la maladie a emporté sa maman de 52 ans et quatre très proches jeunes membres de sa famille. Un départ par an. STOP, ça en est trop, il faut arrêter cette spirale du destin. Très ému mais toujours aussi positif, il me dit: «J’ai vécu des choses terribles dans ma vie récente. J’ai aussi beaucoup voyagé et rencontré des gens qui n’ont rien. Les épreuves arrivent au moment où elles devaient arriver. Ce sont des coups que tu reçois, qui te disent quelque chose, qui te font grandir. Je relativise. Je suis en bonne santé. La vie est belle. Les épreuves, il faut passer à travers, on n’a pas le choix. Je ne me remettrai jamais de la mort de ma mère, mais c’est la vie. Il faut aller de l’avant. Quant aux échecs, pff… il y a des solutions à tout.» Pascal Meyer a vécu le plus dur qui soit. Par ces épreuves, il relativise tout le reste. A l’instar d’un enfant, il est dans le jeu et le plaisir en permanence. Dans la générosité, le partage et l’ouverture aussi. Cela ne l’empêche pas d’être armé d’une intelligence et d’une vivacité dans la gestion du risque hors pair qui me font penser que rien ne pourra arrêter l’ascension de ce garçon incroyable pour qui «Sky’s the limit». Le ciel justement où se trouve quelque part son cœur. Bonne quinzaine et «tranquille, le chat», comme dirait Pascal Meyer!

Crédits photos: Sabine Papilloud/EOL, Dr

«Punir fiscalement un investisseur, c’est punir l’emploi»

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Pierre Lamunière, président et administrateur-délégué du groupe Edipresse à Lausanne , a déjà versé presque la totalité de ses revenus annuels au fisc

Bilan Quelle part de vos revenus va aux impôts?
Pierre Lamunière 72%, grâce au bouclier fiscal. Mais avant son introduction, il était possible de payer pas loin de 100%
de ses revenus.

B Dur pour les entrepreneurs, mais bon pour l’économie!
PL Non, cela va à l’encontre de l’intérêt général. Car punir fiscalement les entrepreneurs, c’est punir l’emploi. Les contribuables les plus frappés sont les entrepreneurs qui possèdent des sociétés qui marchent bien, qui réinvestissent et créent des emplois. Une fois qu’ils ont payé 45% sur leur salaire et 27% sur les dividendes, ils paient encore un impôt équivalent à 1% de leur fortune qui a été investie dans leur outil de travail. Or, pour payer ce pour-cent, ils doivent sortir des revenus supplémentaires de leur entreprise, qui sont eux-mêmes taxés. Il y a donc une triple imposition.

B Que proposez-vous pour corriger?
PL Je préférerais un impôt sur le revenu plus élevé. Il me semble normal en effet d’être taxé sur ce que vous tirez de votre fortune, mais anormal d’être taxé si vous n’en profitez pas directement.

B Le système incite-t-il les patrons à se verser des dividendes?
PL Oui, il les force à verser au moins 2%. Si vous vous octroyez 2% de dividende, plus de 0,5% ira à l’impôt sur le revenu et 1% à l’impôt sur la fortune; 75% part au fisc, vous n’aurez presque rien gagné.

B En somme, un entrepreneur a avantage à vendre!
PL Oui, et c’est tout le problème. Si vous vendez vos actifs, vous ne payez pas d’impôts sur la plus-value. En revanche, si vous réinvestissez, vous êtes taxé au maximum. La motivation d’un entrepreneur doit être forte, car il n’est pas payé de retour. Or, on oublie que 30% de la masse salariale générée par les emplois qu’il a créés ira aussi au fisc. C’est une énorme contribution à l’ensemble. Quand nous avons fusionné avec Tamedia, le cash encaissé par la vente de notre filiale a été réinvesti dans d’autres activités, des start-up et des projets immobiliers qui soutiennent de nombreux emplois.

B Que pensez-vous des défiscalisations de multinationales?
PL J’y suis favorable, comme aux forfaits fiscaux. Car si les multinationales ne paient pas d’impôts sur le bénéfice, leurs hauts salariés, eux, en paient. Et cette masse salariale imposable représente davantage que le bénéfice de l’entreprise. En plus, ces gens consomment, cotisent à l’AVS. Ces retombées secondaires n’ont pas été prises en compte dans le calcul du manque à gagner du Contrôle fédéral des finances. Dans cette affaire, il ne faut pas faire de la morale, mais penser au bien commun. Voulons-nous une société éthiquement pure et plus pauvre, ou faut-il utiliser les armes à notre disposition dans les limites de la légalité pour affronter la guerre économique globale? L’angélisme n’a jamais créé le moindre emploi.


L’enfer fiscal des entrepreneurs romands

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Plusieurs grands patrons parlent en toute transparence des impôts qu’ils versent chaque année. Enquête sur une taxation qui en dissuaderait plus d’un.

Par Laure Lugon Zugravu, le 28 mars 2012

Ci-dessus: Nicolas Brunschwig (Bongénie-Grieder), Anthony Collé (MK) et Marc Bürki (Swissquote).

Le contribuable lambda croit savoir deux choses. Primo, qu’il soutient par ses efforts un quart de la population – pour prendre le cas genevois – qui, elle, ne paie pas un franc d’impôts. Secundo, qu’il trinque à la place des superriches qui sont au forfait fiscal. Pourtant, si le contribuable lambda connaissait la taxation des entrepreneurs, il se sentirait beaucoup moins seul. Et même enviable. Démonstration avec Marc Bürki, patron de Swissquote. En 2005, il gagnait 293 000 francs de salaire et versait 328 000 francs d’impôts. Soit 112% de ses revenus, car ses parts dans Swissquote étaient taxées à 0,75% et que la société ne versait pas de dividende. «C’était délicat, car un entrepreneur n’a pas envie de perdre le contrôle de sa société en étant obligé de vendre des actions pour payer le fisc.» L’entrée en vigueur du bouclier fiscal a nettement amélioré la situation, même si le taux d’imposition reste important: «En 2010, sur un revenu imposable de 1120 000 francs (dividendes compris), je paie 791 000 francs d’impôts. Le taux est descendu à 70%… Donc en gros de janvier à septembre, je travaille pour les impôts.»

Des exemples frappants

Sont-ils nombreux, comme lui, à travailler jusqu’à l’automne exclusivement pour l’Etat? Ce phénomène n’est pas une exclusivité suisse. Il préoccupe aussi le Royaume-Uni, où le ministre des Finances vient d’annoncer une baisse très controversée du taux marginal d’imposition des hauts revenus, qui passera en 2013 de 50 à 45%. En France au contraire, François Hollande a promis, s’il était élu à la présidence, de taxer à 75 % la tranche des revenus supérieurs à un million d’euros par an. «On s’insurge de cette proposition, alors que la Suisse en est déjà là mais qu’on l’ignore!», s’exclame Blaise Matthey, directeur général de la Fédération des entreprises romandes (FER). Exemples frappants: Pierre Lamunière, président et administrateur-délégué du groupe Edipresse (dont la famille détient 92%), concède 72% de ses revenus annuels au fisc (voir encadré page 20). Les Brunschwig, propriétaires des boutiques Bongénie-Grieder (plus de 220 millions de chiffre d’affaires), déboursent «50% de nos revenus annuels les années cool, quand on peut distribuer des dividendes honorables, répond Nicolas Brunschwig, et jusqu’à 70% les années moins cool…» De quoi redéfinir la notion de cet anglicisme. Anthony Collé, patron du groupe immobilier MK dont il est actionnaire aux deux tiers (chiffre d’affaires de 20 millions de francs), offre 60% de ses revenus au fisc vaudois. Même proportion pour le président de Hublot Jean-Claude Biver, quand bien même il ne possède plus d’actions de sa société. Pour faire simple, les gros entrepreneurs romands ne commencent pas à travailler pour eux-mêmes avant début août.

Triplement taxés

Il faut dire qu’un entrepreneur actionnaire est taxé trois fois – après que l’entreprise a déjà payé des impôts sur ses bénéfices. D’abord, sur son salaire (46% au maximum à Genève, 42% sur Vaud), ensuite sur les dividendes qu’il s’octroie (à hauteur de 60% seulement pour ceux qui possèdent plus de 10% des actions de la société) et enfin sur la fortune (1% à Genève et sur Vaud, contre 0,5% en Suisse alémanique). «Ici, l’impôt sur la fortune est très lourd et démotivant, concède Pietro Sansonetti, avocat fiscaliste associé chez Schellenberg Wittmer. Car la valorisation de l’entreprise peut amener l’entrepreneur à payer des montants égaux voire supérieurs à ses revenus.» Vraiment? Nicolas Brunschwig: «Si la valeur de la société est significative en raison notamment de fonds propres conséquents, mais qu’en même temps ses résultats ne sont pas distribuables parce que cette année-là elle a gagné peu ou qu’elle a fait de gros investissements, alors l’entrepreneur devra vendre des biens pour financer l’impôt sur la fortune.» Une aberration que le législateur a voulu corriger en instaurant un bouclier fiscal. Ainsi, à Genève, le cumul des impôts sur la fortune et sur le revenu au niveau cantonal et communal (ICC) ne peut pas dépasser 60% du revenu net imposable. Si on rajoute l’impôt fédéral direct (IFD), cela revient à 75%. Quasi pareil pour Vaud. Mais déjà, le redressement des finances genevoises menace ce nouvel instrument. En effet, le Conseil d’Etat, dans son plan financier quadriennal, veut remettre en cause le bouclier fiscal adopté par le peuple à 70,1% voilà trois ans.

«Ce n’est pas très honnête de déficeler le paquet fiscal sur lequel la population s’est prononcée», estime Stéphanie Ruegsegger, à la FER. Même si on sait que le citoyen a plébiscité avant tout des mesures favorables aux familles avant que de se préoccuper d’alléger la charge des entrepreneurs. Comment le ministre des Finances David Hiler se justifie-t-il? «La suspension de ce bouclier est temporaire, proposée pour 2013 et 2014 dans le cadre du catalogue de mesures urgentes pour le retour à l’équilibre, répond son porte-parole Roland Godel. Cette mesure sera soumise au peuple si le Grand Conseil le veut bien.» Peu rassurant, ce d’autant plus qu’à Genève, l’impôt sur le bénéfice des entreprises (hormis pour les sociétés simples, les sociétés en nom collectif ou les sociétés en commandite) est déjà un des plus élevés de Suisse, à 24,8%, alors que Neuchâtel, par exemple, vient de passer à 12%, qu’une bonne partie de la Suisse alémanique nage dans les mêmes eaux, ce qui amène la moyenne suisse à 18,8%. «Le Conseil d’Etat réfléchit, dans le cadre des discussions entre la Suisse et l’Union européenne sur les statuts fiscaux cantonaux, à une solution du type neuchâtelois, soit un alignement de l’impôt sur le bénéfice aux alentours de 15%. Mais notez que la moyenne suisse est fortement biaisée par les taux agressifs pratiqués par certains cantons qui peuvent se le permettre, notamment en Suisse centrale!»

Inégalité de traitement

Même si la fiscalité était revue à la baisse, demeure une inégalité criante: le traitement entre entreprises taxées et multinationales défiscalisées. En février dernier, le canton de Vaud admet qu’une soixantaine de ces sociétés bénéficient d’allégements fiscaux dans le cadre de l’arrêté Bonny. Exemples: Eaton, à Morges, exonérée intégralement depuis 2005. Ou Vale International qui ne paie que 40% de l’IFD. Des cadeaux qui, selon le Contrôle fédéral des finances, représentent un manque à gagner de 1,5 milliard de francs. Pourtant, les entrepreneurs suisses n’y sont pas hostiles. Ni aux forfaits fiscaux aux étrangers, d’ailleurs. Tout au plus proposent-ils des améliorations, à l’instar d’Anthony Collé: «Je les trouve trop favorables aux très grosses fortunes. Il est injuste de bénéficier du même forfait, que le contribuable ait un revenu annuel d’un million ou de dix millions. En outre, je serais favorable à un forfait minimal par exemple à 500 000 francs, plus équitable.»

Londres à 100 jours des JO

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A l’approche des jeux d’été qu’elle accueillera à compter du 27 juillet, la capitale britannique achève ses préparatifs. Le quartier de Newham, l’un des plus pauvres de Londres, qui accueille la parc olympique, a déjà un nouveau visage. L’organisation des JO aura coûté au total au moins 9,3 milliards de livres, mais les retombées économiques sont incertaines. Les sponsors sont dans les starting-blocks.

 

Désignée en 2005 face à sa rivale Paris pour accueillir les jeux Olympiques d’été de 2012, Londres achève ses préparatifs. Après presque trois ans de travaux, le grand stade, avec sa piste d’athlétisme, a été achevé dès fin mars 2011. Il pourra accueillir 80.000 personnes. C’est là que se déroulera la cérémonie d’ouverture le 27 juillet prochain, mise en scène par Danny Boyle, le réalisateur de «Slumdog Millionnaire». La plupart des autres infrastructures sportives comme le vélodrome (6.000 places) et le centre aquatique (17.500) sont également terminées.

 

Le 9 janvier 2012, 200 jours pile avant le lancement de la compétition, la parc olympique a été officiellement livré et le Premier ministre britannique David Cameron a délocalisé le conseil des ministres sur le site afin de vanter des préparatifs sans faute -si l’on excepte le couac de la vente des billets. Ne restent que quelques aménagements à réaliser autour des bâtiments : plantation d’arbres, préparation des commerces et restaurants… Le 26 janvier, le président du comité d’organisation des jeux, l’ancien athlète Sebastian Coe, a affirmé que les JO seraient prêts en temps et en heure (photo: AFP). Trois mois plus tard, il soulignait cependant l’ampluer de la tâche encore à réaliser…Les Echos

Comme j’habite à Hackney centre:Top 10 budget restaurants around London’s Olympic stadium

Whether outside the stadium or in surrounding Hackney and Stratford, London’s Olympic Park area offers some fantastic affordable restaurants, cafes and delis

The Counter, Hackney

Around Hackney Wick station, there is a warren of run-down warehouses and light industrial units, many of which have been colonised by London‘s creatives. Like the nearby Hackney Pearl – listed in a previous budget eating guide to east London, – the Counter ensures that these talented young folk are fed and watered in some style. Located in the Stour Space art gallery, on the Lee Navigation canal, literally in the shadow of the Olympic Stadium, the Counter is a cool, rough ‘n’ ready space, the soundtrack, on this visit, minimal techno and Berlin electro. The Stone Roses’ Ian Brown, the subject of a large portrait photograph on one wall, looks down on proceedings, impassively.

If that makes the Counter sound painfully trendy, it isn’t. It is comfortable in its own skin. Staff and regular customers exude a friendly, breezy conviviality. The daytime menu focuses on homemade pies (pork, apple and fennel or Moroccan lamb and aubergine) and eggy brunch dishes for late-rising local musicians and artists. A plate of Mumbai scrambled eggs was a great heap of spicy curds and onions, over zingy fresh watercress and real artisan bread, served with a pointed tomato relish.

If you want to take in the view of the Olympic Stadium in rather swankier surroundings, you could go next door to Forman’s, pictured, (Stour Road, Fish Island E3, 020-8525 2365, formans.co.uk) a new-ish bar and restaurant from H Forman & Son, who have been smoking salmon locally since 1905. However, I was disappointed when I tested its weekend brunch menu. A lame cappuccino and a plate of eggs, so-so Hollandaise and hot-smoked salmon that, while it had good flavour, also had an oddly dry texture, and felt expensive at £10.25. If you still want to give it a try, while watching the pennies (the evening menu is too expensive), the sharing platters of cured meat, fish and cheese (£15 for two people), served in the bar, are probably your best bet. The view is unquestionably impressive. 
• 7 Roach Road E3, 07834 275920, thecountercafe.co.uk

King Edward VII, Stratford

King Edward Vll, Stratford, LondonKing Edward Vll, Stratford, London

With its etched glass panes, dark wooden panelling and brown Anaglypta ceiling, this Grade II-listed pub cleaves to its 19th-century roots. The King Eddie offers a little whiff of Victorian London in the heart of Stratford. Of course, the food is more up to date. The menu offers modern gastropub staples across a mixture of small, large and sharing plates. There are a couple of mains and specials (eg, sausage and mash, chicken pie, mash and vegetables) at under £10, but a group of budget travellers could mix and match the cured meat platter, chicken liver pate with gherkins and toast, the scotch egg or the fig and goat’s cheese salad, and still try one of pub’s four real ales (half pint from £1.65) if they want to bring the food in at under a tenner each. A sample mini fish pie was perhaps a shade toppy at £9, but it had good flavour, the sauce carrying a nice wholegrain mustard tang. With the accompanying bread rolls, it made for a filling lunch. Talking of which, the King Eddie does a £6.50 soup-and-sandwich deal, at lunchtime.
• 47 Broadway E15, 020-8534 2313, kingeddie.co.uk

Londek Cafe, Stratford

Londek Cafe, LondonPhotograph: Courtesy ofKake Pugh/flickr

This neat, modern Polish cafe prides itself on its honest, home-cooked food. Prices are low, portions huge, tables busy. A sample plate ofplacek po zbójnicku (an enormous fried potato cake slathered in pork and gravy) needed a side-order of creamed red cabbage to cut through all that rib-sticking stodge, but it was certainly tasty. The menu includes staple Polish dishes such as stuffed pierogi (dumplings), beef goulash and bigos (sauerkraut stew), as well as more challenging options such as flaki (tripe soup). It is highly unlikely, but should you still be hungry after all that, Londek also has a cake-counter crammed with thick, colourful slabs of creamy patisserie (£2). 
• Mains from £5.50. 198 The Grove E15, 020-8270 0063. Open until 10pm daily, takeaway available

 

D’Gaf, Stratford

D'Gaf, Stratford, LondonPhotograph: Rod Lewis

D’Gaf is a curious concept: a bar, all-day restaurant and performance space that doesn’t serve alcohol. Instead, it aims to foster community, friendship and conversation over mocktails, shisha and its competitively-priced global menu. The entrance is dominated by a rather grand, dark wood bar. Beyond that, you’ll find the dining section, the tables smartly dressed with white linens. Muted lighting and obliging service adding to its cosy, clubbable feel. On this visit, by way of background noise, several large flat-screen TVs were showing some old YouTube footage of Grover Washington Jnr in full-flight.

The diverse menu, which takes in everything from tagines to lasagne, may sound alarm bells among clued-up diners, but in reality, at these prices it delivered. The presentation needs work but, more importantly, the flavours were there. The kebabs were juicy and packed with fresh herbs and chillies. A bowl of shorba, a north African tomato, chickpea and lamb soup, had decent depth of flavour. Drinks (from £1.60) range from Middle Eastern teas and Fentiman’s traditional soft drinks to Carl Jung’s alcohol-free wines. 
• Light bites from £3.50, mains from £7.95. 11 Leytonstone Road E15, 020-7366 3666, d-gaf.co.uk

 

Mudra, Leytonstone

Mudra, Leytonestone

To get to this south Indian curry house, from Stratford, you either need to walk – it’ll take about 30 minutes – or catch the 257 bus up Leytonstone High Road. It is well worth the effort. Where the typical British curry menu is all meat, heat and heavy sauces, south Indian cooking offers something much lighter. The emphasis, at Mudra, as at other south Indian specialists, is on the sensitive application of fresh spices, mustard seeds and curry leaves to draw out rounded, delicate flavours. A dosa was, perhaps, a shade greasier than it should have been, but the mutton and potato filling, like the accompanying okra and courgette curry, was long on warm, complex flavours. A tiny pot of coconut chutney was, likewise, remarkably clean and fresh. £6 for such skilled cooking? It’s a bargain.
• Starters from £2.75, mains from £4. 715 High Road Leytonstone E11, 020-8539 1700, swadrestaurant.com

Westfield, Stratford City

Pasta Remoli's, Westfield, Stratford City Pasta Remoli’s in Westfield, Stratford City

There isn’t space here to reprise the arguments for and against enormous shopping malls. But if you are hunting for cheap eats near the stadium, Westfield does contain several noteworthy venues. The primary draw is the third branch of Franco Manca, the mini-chain bringing authentic wood-burning brick ovens, sourdough bases and seriously good Neapolitan-style pizza to London (from £4.50, first floor, World Food Court, 020-8522 6669, francomanca.co.uk). Other credible, affordable operators onsite include Wahaca (burritos from £6.40, ground floor, Chestnut Plaza, 020-3288 1025, wahaca.com) andBusaba Eathai (mains from £5.50, ground floor, Chestnut Plaza, 020-8221 8989, busaba.com). Down in the Great Eastern Market, PastaRemoli’s fresh, handmade pastas and sauces (eg, oxtail agnolotti) look enticing (mains from £7, 020-8555 9149, pastaremoli.co.uk).

Finish with a drink at brewpub, Tap East (lower ground floor, Great Eastern Market 020-8555 4467, tapeast.co.uk). Despite the visible copper tuns and all its rugged wooden planking, it has that slightly plastic, stage-set feel, inevitable in a shopping centre. But what Tap East lacks in authenticity, it makes up for in good beer. A spin-off from Borough Market craft beer hub, the Rake, it carries 16 draught beers and more than 100 bottles. If Westfield has sapped your will to live, a bottle of London brewery Kernel’s flamboyant Columbus Summit IPA (£4) will restore your faith in humanity. 
• Montfichet Road, Olympic Park E20, 020-8221 7300,uk.westfield.com/stratfordcity

Dalston Farm Shop, Dalston

Dalston Farm Shop, Dalston, London

Just minutes away from Hackney Wick or Stratford by train, Dalston Farm Shop is the diametric opposite of Westfield. An experiment in urban living, it is an indoor farm created in an old shop unit. There are herbs, vegetables and salad leaves budding, under special lights, on every available surface, alongside large tanks of tilapia fish which, as they grow, filter the water for DFS’s self-contained irrigation system.

A cafe uses this produce, as well as ingredients from like-minded local growers, to produce a simple menu of sandwiches (using excellent sourdough bread), tasty, rustic soups, for example squash and red cabbage, and specials such as homemade pork pie and salad. There are also creditable cakes by various local bakers. The cafe has a slightly ramshackle, thrown-together feel and, while the service is friendly, staffing is limited, so you may have to queue for a few minutes. But who wants slick efficiency, right? This is a fascinating place. Have a look around. Explore a little. Or, while you wait, flick through the latest issue of The Jellied Eel, « London’s magazine for ethical eating ». 
• Snack meals £3.50-£4.50. 20 Dalston Lane E8, 07736 002006,farmlondon.weebly.com

Railroad, Hackney

Railroad, Hackney, LondonPhotograph: Brian Ferry

It would be easy to sneer at Railroad. With its Square Mile coffee, Kernel Brewery beers, tiny radical bookshop and basement arts space, it seems custom-built to appeal to that much derided figure: the east London hipster. The only problem is, Railroad is very good. If this place is cool, it is cool at that point where cool bleeds into the valuing of authenticity and traditional craft skills. Which will never go out of fashion. It’s a breakfast or lunch-only destination for the budget traveller – in the evening main dishes start at £11 – but the food shines all-day.

From a short lunch menu – which included a cauliflower, coriander and yoghurt soup, and grilled chicken salad with tahini and dill potatoes – a spiced pork Vietnamese sandwich positively shuddered with flavour. The ground pork was moist and comfortingly savoury, the pickled vegetables a nerve-jangling alarum of sweet, sharp attitude. The bread was more baguette than light Vietnamese banh mi, but that hardly mattered. A flat white (£2.20) was the best coffee I’ve had in a long time. In theory, applying correctly textured milk to a properly dosed espresso is a simple task. But it is rarely done well and, boy, do you notice when it is. This was coffee as a smooth, serious mouthful. It was served, but of course, in hand-thrown 1970s pottery. 
• Breakfast dishes from £3.90-£5.90, lunch dishes from £4.80-£9.60. 120-122 Morning Lane E9, 020-8985 2858, railroadhackney.co.uk

Namo, Hackney

Namo, Hackney, LondonPhotograph: Ben Roberts

This Vietnamese canteen near Victoria Park is a real boon for the budget traveller. At lunchtime and early evening you can grab one or two courses for £5.50 or £6.95, including tea or a glass of homemade lemonade. In the evening, the vast majority of the main courses come in well under £10. At those prices, the food is good value, rather than outright brilliant. The base broth in a bowl of bun hue didn’t offer the greatest depth of flavour, but it was fresh, fragrant, and packed with herbs, beef, noodles and pak choi. And a surface slick of chilli oil gave it a cough-fit-inducing kick. Staff are notably chatty. The room itself is nicely understated, a minimalist space in which quiet design details give it a certain stylish character.
• Mains from £6.90. 178 Victoria Park Road E9, 020-8533 0639,namo.co.ukSecond branch in Shoreditch

Victoria Park

The Deli Downstairs, Victoria Park, LondonThe Deli Downstairs, Victoria Park

If Vietnamese doesn’t take your fancy, why not picnic in Victoria Park? Around the Victoria Park/Lauriston Road junction, you can pick up sensational, forearm-sized hot sausage rolls (£3), enormous scotch eggs and proper pies at upmarket butcher, The Ginger Pig (99 Lauriston Road E9, 020-8986 6911, thegingerpig.co.uk). Across the junction, in The Deli Downstairs (211 Victoria Park Road, Victoria Park Village, 020-8533 5006, thedelidownstairs.co.uk), you can choose between interesting rice and lentil salads, gorgeous cakes and seriously good homemade savoury tarts. A sample piece of ham, endive and red onion tart (£2.25) was a very sophisticated bit of baking, the sweetness of the ham and the vegetal bitterness of the endive working very well.

The deli also sells Eat My Pies‘ ham and chicken creation, a winner at the British Street Food Awards. For £2.95, you get a slice that you could use to wedge open a barn door. Unsurprisingly, it tastes great, too: the rich pastry nicely larded, the jelly used in the right ratio, the ham coming apart in great fibrous, piggy strands.

Alternatively, you could also take out fish and chips (£5.25) from Fish House (126-128 Lauriston Road E9, 020-8533 3327, fishouse.co.uk) or a 12-inch pizza from the well-regarded Sardinian deli, cafe and restaurant, Su Sazzagoni (all £7.50, 136 Lauriston Road E9, 020-8985 8448, susazzagoni.com). The deli sells wine and beers from the key London craft brewers (Kernel, Meantime, Red Church), as does Bottle Apostle (95 Lauriston Road, 020-8985 1549, bottleapostle.com) on the other side of this very foodie road.

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